Notre histoire | 03.04.2012 - 20 h 03 | 1 COMMENTAIRES
Événement: un (très) long entretien d’Alice B. Toklas rendu public pour la première fois
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Écoutez un extrait de cet entretien, où Alice B. Toklas raconte notamment sa rencontre avec Gertrude Stein, en 1907.

Alice B Toklas Gertrude SteinCe mercredi 4 avril s’ouvre à la Bancroft Library de l’Université de Californie à Berkeley, sous l’égide du Regional Oral History Office, une exposition reconstituant les salons que tenaient Gertrude Stein et Alice B. Toklas au 27, rue de Fleurus, à Paris. L’idée est de conduire les visiteurs/euses à imaginer les conversations que pouvaient avoir les artistes reçu-e-s par le couple tout en se familiarisant avec l’impact historique et artistique que les deux femmes ont eu, ainsi que les réseaux qui se sont créés entre artistes LGBT de San Francisco à Paris, et au-delà.

L’un des éléments phares de cette exposition est un entretien de 5 heures réalisé par un étudiant de Berkeley, Roland Duncan, avec Alice B. Toklas il y a 60 ans, en 1952. Alice B. Toklas y parle essentiellement de Gertrude Stein, d’art bien sûr, de fleurs, de leurs chiens, de la relation entre Gertrude et son frère Leo, de sa propre famille également, du tremblement de terre de 1906 à San Francisco, de Paris, de la Première Guerre Mondiale, de l’occupation de la France par l’Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale…

Découvrez ci-dessous un extrait de cet entretien, où Alice B. Toklas raconte notamment sa rencontre avec Gertrude Stein, en 1907, par le biais de son frère Mike:

Si la vidéo ci-dessus ne fonctionne pas, cliquez sur ‪Alice B. Toklas Oral History Excerpt‬

«Elle avait une certaine beauté physique et un pouvoir énorme, qu’elle montrait, raconte-t-elle. (…) Elle était assise là et ne disait rien, comme d’habitude? Elle ne parlait pas jusqu’à ce qu’elle parle, voyez-vous. Elle était assise là et souriait légèrement. Juste un petit sourire. Elle avait des yeux si merveilleux.»

«En d’autres termes, intervient Roland Duncan, vous pouviez communiquer simplement visuellement.»

«Oh, je ne sais pas s’il y avait communication, mais j’absorbais tout. J’étais beaucoup plus jeune, en termes d’expérience. Je n’étais pas beaucoup plus jeune en âge, juste 2 ans et quelques mois. Mais elle avait vécu une vie énorme, cela se voyait. (…) Elle avait un tel sens de la vie. Un tel sens énorme de la vie. Et ce que la vie, vous savez, ce qui était vivant. (…) C’est en partie ce qui faisait son génie. Picasso a cela aussi (…).»

L’intégralité de l’entretien (en anglais) – la retranscription de l’extrait ci-dessus se trouve en pages 16 et suivantes.

Photo The Bancroft Library

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Cofondatrice et rédactrice en chef de Yagg.
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LES réactions (1)
  • Par celine-l 03 avr 2012 - 20 H 36
    Avatar de celine-l

    Très émouvant, nourrissant, d’un grand intérêt. Quel dialogue ! Je suis tombée sous le charme :)

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