Le nom du successeur de Thomas Hammarberg au poste de Commissaire aux Droits de l’Homme au Conseil de l’Europe a été dévoilé. Il s’agit de Nils Muižnieks, élu en janvier dernier par l’Assemblée parlementaire à la majorité absolue dès le premier tour. Né en 1964 aux États-Unis, Nils Muižnieks est originaire de Lettonie. Il a été président de de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (Ecri) de 2010 à 2012. Il fut aussi directeur de l’Institut de recherches sociales et politiques de la faculté de Sciences sociales de l’université de Riga de 2005 à 2012, ainsi que ministre responsable de l’Intégration sociale, en Lettonie de 2002 à 2004.

«J’ai l’intention de poursuivre le travail déjà accompli dans le but de développer la contribution du Bureau du Commissaire au respect efficace et à la pleine jouissance des droits humains dans les États membres, a déclaré Nils Muižnieks. Un élément essentiel dans cet effort est de maintenir l’indépendance et l’impartialité du Bureau. Je vais aussi continuer le travail thématique et les visites des pays, avec une attention particulière pour les groupes les plus vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. C’est d’autant plus important en cette période de crise économique qui pourrait saper la protection des droits humains.»

Les droits humains des personnes LGBT demeurent une préoccupation majeure du Conseil de l’Europe:  «Je pense qu’il y a certaines questions que la Cour européenne des droits de l’Homme a laissées à la discrétion des États, comme le mariage, le partenariat, l’adoption…, déclarait-il en février au Baltic Times, saluant le travail effectué par son prédécesseur. Les autres questions sont claires: les gays et les lesbiennes ont le droit à la liberté d’association, la liberté d’assemblée, ils peuvent organiser des marches, personne ne peut empêcher ces choses, ce discours de haine et cette violence contre les LGBT sont illégaux. Il y a des questions nettes et non-négociables. Mais il est clair qu’un grand travail de sensibilisation est nécessaire.»

Photo Conseil de l’Europe