Il y a quelques jours, une étude américaine révélait que l’alcool favorise les idées de droite. Grâce à un sondage Ifop réalisé pour le magazine Hot Video, on découvre aujourd’hui que «les électeurs de droite et du centre tendent à avoir une vie sexuelle moins intense que le reste des Français : le nombre moyen de rapports mesuré chez les électeurs de Nicolas Sarkozy (6,7/mois) et de François Bayrou (5,9/mois) est sensiblement plus faible que celui observé chez les électeurs de la gauche parlementaire (7,6/mois), de l’extrême gauche (7,7/mois) et de l’extrême droite (8/mois)». Les gays et hommes bi ont plus de rapports sexuels (2,3/semaine) que les hétéros (hommes et femmes, 1,9/semaine) et que les lesbiennes et bisexuelles (1,6/semaine).

70% des répondant-e-s hétéros et 72% des répondant-e-s homos ou bi se disent satisfait-e-s de leur vie sexuelle.

On apprend aussi que «le répertoire des pratiques sexuelles est plus large et diversifié chez les Français exprimant un positionnement radical ou progressiste sur le plan politique» et que «la frustration sexuelle se traduit par une plus grande disposition au vote protestataire» (Front de Gauche, FN, NPA). Le vote Modem est-il un vote protestataire? Toujours est-il que l’électorat de François Bayrou exprime un sentiment d’insatisfaction plus élevé que la moyenne (30%), à comparer aux 35% du Front de Gauche (35%) et au 31% du Front national. La moyenne des Français-e-s est à 26%.

Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré on line («en raison du caractère intime et sensible du sujet abordé»), sur un échantillon de 1411 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas), du 24 février au 1er mars.

Sur le site de l’Ifop et Hot Video.

Illustration La Liberté guidant le peuple, Eugène Delacroix