France
Société | 29.03.2012 - 10 h 40 | 3 COMMENTAIRES
Thomas Hammarberg quitte ses fonctions de Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe
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Le mandat de Thomas Hammarberg prend fin le 31 mars. Le Centre LGBT Paris-IDF salue l'engagement et les actions du Commissaire aux droits de l'Homme contre l'homophobie et la transphobie.

Le Centre LGBT Paris-IDF a adressé ses plus vifs remerciements au Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, le suédois Thomas Hammarberg, qui se retirera de ses fonctions le 31 mars prochain. Pour le moment, le nom de son/sa successeur-e n’est pas encore connu. Dans un communiqué de presse, la présidente du Centre, Christine Le Doaré, a salué son engagement en faveur des droits des LGBT: «Avec l’ILGA-Europe, le Centre LGBT Paris-IDF a apprécié à sa juste valeur la détermination et la probité de Thomas Hammarberg. Il a toujours été l’un de nos plus efficaces alliés».

Successeur d’Alvaro Gil-Robles en 2006, Thomas Hammarberg a régulièrement appelé les États membres du Conseil de l’Europe à davantage prendre en compte le problème de l’homophobie et de la transphobie. En 2009, il établissait 12 recommandations sur l’identité de genre (lire Le commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe appelle les États à s’attaquer «vigoureusement» à la transphobie). En 2011, le Conseil de l’Europe publiait un rapport sur la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre en Europe. Suite à la publication de cet ouvrage, Thomas Hammarberg avait exposé 36 recommandations adressées aux gouvernements européens pour les inciter à engager des actions fortes en faveur de l’égalité et du respect pour les personnes LGBT.

En janvier dernier, Thomas Hammarberg a fait part de son inquiétude en constatant le peu d’améliorations faites au cours des dernières années concernant les droits humains et la protection des minorités. Il a notamment pointé du doigt la baisse d’influence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et a signalé que les États de l’UE semblent de moins en moins à l’écoute des avis et des estimations des instances européennes.

Les associations saluent aujourd’hui son départ et reconnaissent l’important travail accompli. «Beaucoup des droits LGBT ont découlé de la transposition en droit français des textes européens et les militants LGBT savent ce qu’ils doivent, en particulier, à Thomas Hammarberg», souligne Christine Le Doaré.

Photo Bengt Oberger

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Journaliste de Yagg.
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LES réactions (3)
  • Par Delphine 29 mar 2012 - 12 H 02
    Avatar de Delphine

    Merci M. Hammarberg pour votre engagement dans la lutte contre les discriminations et le respect des Droits Humains.

    Espérons qu’un jour les États membres du Conseil de l’Europe appliquent l’ensemble de vos recommandations concernant les LGBT mais aussi tous les autres discriminés que vous avez défendus.

     
  • Par Louise 30 mar 2012 - 9 H 19

    « Droits de l’Homme et Identité de Genre » reste LE texte de référence, qu’il suffi…ra de transposer dans les législations nationales pour régler la majorité des problèmes qui nous sont encore régulièrement posés, dûs à l’obscurantisme auquel aucune barrière n’est réellement opposée…

     
  • Par emma 30 mar 2012 - 10 H 08

    Presque trois ans après la publication de son oeuvre fondamental « Droits de l’Homme et identité de genre », aucun état membre de l’Europe ne tient compte de la première des recommandations du Commissaire Hammarberg:

     » Mettre en œuvre les normes internationales des droits
    de l’homme sans distinction et interdire expressément la
    discrimination fondée sur l’identité de genre dans la législation
    nationale antidiscrimination. Cette mise en œuvre au niveau
    national devrait s’inspirer des principes de Yogyakarta sur
    l’application de la législation internationale des droits humains
    en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre  »

    Cela ne fait que souligner l’hypocrisie dirigeants des pays européens, qui prétendent soutenir les droits humains et les institutions européens (dans son ensemble, le budget des droits de l’Homme du Conseil de l’Europe coût 100 M Euros aux contribuable européens…).

    Non seulement aucune pays européen respecte la première recommandation du Commissaire Hammarberg, mais surtout les législations de tous les pays membres du Conseil de l’Europe discriminent activement l’identité de genre de l’ensemble de leurs citoyens. Par ce fait, un élément de la population de tous les états membres se trouve toujours sans droits, activement persécuté par la législation en vigueur.

     
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