En février, SOS homophobie a interpellé les candidat-e-s à l’élection présidentielle avec un questionnaire pour connaître les propositions de chacun-e sur la lutte contre l’homophobie (lire aussi SOS homophobie entre en campagne). Pour l’association, c’est une profonde satisfaction que de constater que chaque candidat-e a joué le jeu. Les 12 questions balaient de nombreux enjeux, dont les plus médiatiques comme le droit au mariage, mais aussi l’homophobie dans le monde du travail ou le don du sang.

«Tous les candidat-e-s nous ont répondu et ont pris position, cela montre aujourd’hui l’importance des sujets LGBT, qui sont devenus de vrais éléments de dialogue politique» a déclaré à Yagg Elisabeth Ronzier, présidente de SOS homophobie. À partir des réponses, l’association a conçu un tableau qui permet d’avoir une vision très synthétique des différentes réponses. «On voit bien qu’aucun-e candidat-e n’a répondu oui à toutes les questions, souligne Elisabeth Ronzier. Il y a toujours un point de désaccord, ou bien une question où il/elle botte en touche.» À l’inverse, une seule question n’a recueilli aucune opposition des candidats, celle portant sur la formation du personnel de l’Aide sociale à l’Enfance pour détecter les marques de transphobie et d’homophobie dont peuvent être victimes les jeunes au sein de leur famille. «Les réponses soulèvent un paradoxe, explique Elisabeth Ronzier. Certains candidat-e-s ne veulent toujours pas accorder l’égalité des droits, mais sont prêt-e-s à s’engager dans la lutte contre les discriminations.»

Retrouvez les réponses de chaque candidat-e sur le site d’SOS homophobie: Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Nicolas Sarkozy.