Dans son discours aux Outre-mers du samedi 10 mars, François Hollande a exprimé sa volonté de faire supprimer le terme de «race» inscrit dans l’article premier de la Constitution (à partir de 9’40 dans la vidéo ci-dessous), en cas d’élection en mai prochain:

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Discours de François Hollande aux Outre-mers

L’article premier, tel qu’il est rédigé actuellement dispose que «la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales».

Suite à cet engagement, l’Inter-LGBT invite le candidat socialiste – et les candidat-e-s des autres partis – à poursuivre sur sa lancée et à s’attaquer de la même façon à tous les autres critères de discriminations. Pour appuyer son propos, l’Inter-LGBT rappelle que l’Afrique du Sud a déjà inscrit dans sa Constitution de 1996 les critères de genre, de sexe, d’orientation sexuelle et d’état de santé, de même que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne les a elle aussi inclus dans sa charte des droits fondamentaux. «Mesure en apparence symbolique, elle contribue toutefois à gommer la hiérarchisation entre les discriminations», explique l’Inter-LGBT dans son communiqué de presse.

Ainsi, l’Inter-LGBT et la plateforme Égalité LGBT 2012 proposent d’enrichir l’article 1er de la Constitution d’une mention englobant plus largement d’autres critères de discriminations afin de garantir l’égalité sans distinction d’origine, de religion, mais aussi «de sexe, d’orientation sexuelle, d’identité de genre, d’état de santé ou de handicap».

La campagne Égalité LGBT 2012, qui réunit les associations membres de l’Inter-LGBT, de la Fédération LGBT et la Coordination InterPride France (CIF) aura l’occasion de mettre en avant cette revendication, parmi d’autres, lors du meeting qu’elle organise le 31 mars, à 18 heures, aux Folies Bergère, à Paris, en présence des candidat-e-s à l’élection présidentielle.