lettre Bachelot ADFH UDAF75«J’ai demandé à l’UDAF de Paris de bien vouloir procéder à un nouvel examen de votre dossier.» Dans une lettre datée du 1er mars et adressée à Alexandre Urwicz, président de l’Association des familles homoparentales (ADFH), Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, estime que la décision de l’Union départementale des associations familiales de Paris de refuser d’affilier l’ADFH «ne satisfait pas en la forme aux exigences légales de motivation».

Début janvier, l’ADFH avait saisi Mme Bachelot, «en sa qualité de ministre de tutelle de la secrétaire d’État à la Famille». L’association réfutait l’argument de l’UDAF 75 selon lequel les familles homoparentales n’étant «pas reconnues par la loi», «il ne lui appartenait pas de se substituer au législateur». Dénonçant l’«homoparentophobie» de cette déclaration, l’ADFH y voyait «une injure à nos familles, une discrimination manifeste des familles homoparentales» (lire Homoparentalité: l’Union départementale des associations familiales de Paris ne veut pas de l’ADFH).

«L’ADFH salue la clairvoyance et le soutien de Mme la ministre Roselyne Bachelot-Narquin qui confirme qu’en l’état actuel de la législation, les familles homoparentales ont vocation à siéger à l’UDAF 75, indique l’association dans un communiqué. L’affiliation à une UDAF/UNAF d’une association homoparentale serait une première historique en France si elle était confirmée; elle reconnaitrait ainsi la place et le poids de nos familles dans la société française dont l’ADFH estime qu’elles représentent 300000 enfants. (…) La pluralité des formes familiales est une réalité que personne ne peut plus  ignorer, sauf  à franchir le pas d’un cynisme électoraliste dont nos enfants paient aujourd’hui le prix fort.»

L’UDAF 75 a donc 2 mois pour réexaminer le dossier et «porter cette nouvelle décision à [la] connaissance» de la ministre.

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