«Taboues», «inconnues», «silencieuses», «invisibles». Selon SOS homophobie, les LGBTphobies dont peuvent être victimes des mineur-e-s au sein de leur famille ne sont pas répertoriées et connues. C’est pourquoi l’association a décidé de faire de la formation des personnels de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) une de ses priorités dans le cadre de sa campagne de mobilisation en vue de l’élection présidentielle.

INFORMATION ET SENSIBILISATION
Elle vient d’envoyer à plusieurs antennes départementales de l’ASE un courrier pour leur proposer informations et sensibilisation à ces questions. 
SOS homophobie rappelle que les jeunes qui «découvrent que leur orientation sexuelle ou leur identité de genre ne correspondent pas à ce que la société attend d’elles et eux sont en grande difficulté et confronté-e-s à des souffrances insupportables. Les conséquences peuvent être dramatiques: 69% des jeunes trans’ pensent au suicide et la moitié vont jusqu’à faire une tentative; les jeunes homosexuel-le-s ont quant à eux/elles un taux de recours au suicide 13 fois supérieur à celui des jeunes hétéros».

SOS homophobie interpelle également les candidat-e-s à l’élection présidentielle en leur demandant de s’engager pour faire en sorte que la formation des personnels de l’ASE soit effective et obligatoire.