À l’approche de l’élection présidentielle russe, le Parlement européen a adopté aujourd’hui une résolution sur la situation politique du pays. Parmi les nombreux points, les parlementaires n’ont pas omis de «condamner sévèrement l’adoption par l’assemblée législative de Saint-Pétersbourg d’une loi contre la propagande sur l’orientation sexuelle, ainsi que les lois similaires adoptées dans les régions de Ryazan, de l’Arkhangelsk et de Kostroma»

Cette résolution, qui rappelle que «la construction d’un partenariat stratégique entre l’Union et la Fédération de Russie ne peut que se fonder sur des valeurs partagées», a pour but de rappeler à l’ordre la Russie quant aux engagements auxquels elle est tenue vis-à-vis de la Convention européenne des droits de l’Homme et du Pacte relatif aux droits civils et politiques. Le Parlement appelle ainsi «les autorités russes à arrêter de restreindre la liberté d’expression en lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre» et interpelle Catherine Ashton, la vice-présidente de la Commission européenne afin qu’elle transmette «l’opposition de l’Union européenne sur ces lois.»

«Tchaïkovski et Constantinovich doivent se retourner dans leurs tombes, a déclaré Sophia in’t Veld, la vice-présidente de l’Intergroupe sur les droits LGBT du Parlement européen. De telles lois sont tout simplement inacceptables, si la Russie ne prend pas au sérieux la Convention européenne des droits de l’Homme, elle devrait être cohérente et quitter complètement le Conseil de l’Europe. Plus que des déclarations, ces graves abus des droits humains doivent avoir des conséquences sur les relations Russie-Union européenne !»

Photo Rama