Mort en 1986, officiellement d’un cancer, Thierry Le Luron est en fait mort du sida. Mais il aurait voulu garder le secret non pas par crainte de l’opprobre mais pour permettre à ses parents de bénéficier de son assurance-vie. C’est ce qu’explique le journaliste Jacques Pessis au micro de Philippe Vandel, sur France Info, aujourd’hui. «Si on avait dit qu’il était mort du sida, ses parents n’auraient pas pu toucher l’assurance-vie», explique le journaliste qui affirme qu’il était très proche de l’imitateur. Il ajoute que Thierry Le Luron avait accumulé beaucoup de dettes.

UNE RÉVÉLATION TARDIVE PAR LINE RENAUD
La révélation du sida de l’imitateur par Line Renaud, en mars 2010, avait mis fin à la rumeur. Même si quelques mois plus tard, France 2 avait censuré dans un portrait de Thierry Le Luron toute référence à l’homosexualité et au sida.

Aujourd’hui, Jacques Pessis explique que la raison du silence de Thierry Le Luron était beaucoup plus terre à terre. Une explication très plausible. Jusqu’à une date très récente, la simple mention du statut de séropositif vous excluait définitivement de toute demande de prêt ou d’assurance-vie. La plupart des séropositifs ont menti sur leur statut pour acheter un bien ou demander un prêt à la consommation.

Il existe depuis 2007 la convention Aeras qui en théorie doit permettre aux personnes souffrant de pathologie grave d’accéder au prêt et à l’assurance. Dans la pratique, la convention présente un bilan mitigé.

À partir de 1min10s dans le player ci-dessous:

Si vous n’arrivez pas à écouter l’extrait ci-dessus, cliquez sur «Tout et son contraire» avec Jacques Pessis sur France Info.