L’activiste britannique Peter Tatchell n’a pas hésité à rappeler, dans son hommage à la chanteuse, que cette dernière avait eu une relation avec des femmes. «Elle était la plus heureuse et au top dans les années 80, quand elle était avec sa partenaire. Elles étaient tellement amoureuses et pleine de joie ensemble», affirme-t-il. Celui qui a fait de l’outing une arme antihomophobie poursuit: «C’est important de dire la vérité sur cet aspect de sa vie».

Peter Tatchell évoque sa rencontre avec la diva. «J’ai rencontré Whitney et sa partenaire lors d’une soirée contre le sida à Londres en 1991 […] Whitney a parlé de façon très émouvante pour soutenir les personnes vivant avec le VIH, à une époque où beaucoup de stars gardaient leur distance. Selon Peter Tatchell, sa relation avec Bobby Brown «fut un désastre». «C’est à partir de là que sa vie a plongé», explique l’activiste qui conclut: «Son incapacité à accepter et à exprimer son amour homosexuel a peut-être contribué à ses problèmes de drogue et à son déclin».

Déjà, au début des années 90, des activistes lesbiennes avaient outé la chanteuse. Mais il n’est pas sûr que les médias et le public retiendront l’hypothèse avancée par Peter Tatchell pour expliquer la mort de Whitney Houston, qui avait 48 ans. Depuis hier, ils préfèrent montrer l’hommage des Grammy Awards avec l’interprétation du tube de Whitney Houston I Will Always Love You par Jennifer Hudson.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur  Jennifer Hudson tribute to Whitney Houston aux Grammy Awards 2012.

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