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Sport | 06.02.2012 - 09 h 26 | 0 COMMENTAIRES
  • Alexandra Lacrabère
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  • coming out

Alexandra Lacrabère: «On n’est pas des extra-terrestres, on est des êtres humains»

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Pour Yagg, la vice-championne du monde revient sur son coming-out et parle de sa vie passionnée de handballeuse.

Au téléphone, la voix est assurée, un peu à l'image de ce qu'elle montre sur un terrain. Alexandra Lacrabère est directe, répond aux questions sans détour. La jeune femme a crevé l'écran lors des championnats du monde, en décembre, comme l'a illustré cette demi-finale où elle a marqué 10 buts, enflammé l'équipe de sa gniaque. Elle fait aussi aujourd'hui l'actualité car ses propos dans le numéro de novembre du magazine HandAction commencent à faire le tour des médias: Alexandra Lacrabère y a parlé de sa compagne, un coming-out en toute simplicité comme nous l'avions titré le 17 janvier dernier. Depuis, le téléphone sonne beaucoup, elle s'en étonne sans vraiment s'en agacer, mais comme elle le confie dans cet entretien à Yagg, cela fait «bizarre».

Alexandra Lacrabère évoque le coming-out mais elle est ravie de raconter sa vie de handballeuse «parce que je voudrais bien que l'on continue à me poser des questions sur mon sport», précise-t-elle. L'arrière droite rêve de remporter un triplé Coupe de la Ligue-championnat de France-Coupe de France avec son jeune club breton d'Arvor 29. C'est possible: la Coupe de la ligue est déjà dans la poche et Arvor est troisième du championnat de France. Alexandra Lacrabère parle encore de la handballeuse tempétueuse qui brûle d'être un jour la meilleure joueuse du monde. Joli rêve pour une jeune fille de 24 ans.

Vous êtes désormais vice-championne du monde, qu'est-ce-que cela représente? Ce Mondial, c'était une marche que je devais passer pour être au haut-niveau; cela a été un déclencheur dans ma vie professionnelle. Avant la compétition, je me suis dit qu'elle était pour moi. J'ai raté les deux précédents championnats du monde parce que j'étais blessée. Cette fois, je n'avais rien à perdre et cela a marché. Aujourd'hui, je ne suis pas encore au plus haut de ma carrière. Mon objectif est de devenir la meilleure joueuse du monde.

Comme Allison Pineau, votre co-équipière en équipe de France sacrée en 2009? C'est l'une des choses bien de cette équipe. On est copines mais on peut être rivales et se tirer vers le haut. Cela m'a frappée pendant ces Mondiaux. Dans l'équipe, nous sommes proches mais nous pouvons nous engueuler, nous dire les choses. C'est notre façon de progresser.

C'est quoi le handball pour vous? Ma passion, ma vie avant d'être un travail.

Daniel Costantini, ancien entraîneur de l'équipe de France masculine, vous a qualifiée de Karabatic au féminin. Que pensez-vous de cette comparaison avec votre collègue des Bleus, l'un des meilleurs joueurs du monde? C'est un compliment. Être la meilleure du monde, comme lui, je ferai tout pour y arriver.

Le handball est le seul sport collectif où les garçons comme les filles sont champions du monde, comment l'expliquez-vous? Notre fédération est derrière les deux équipes, elle met les moyens pour les garçons comme les filles et cela porte ses fruits, tout simplement.

Pensez-vous pouvoir être championnes olympiques à Londres en 2012? Bien sûr. Nous avons montré ces dernières années que nos performances n'étaient pas du pipeau en étant deux fois vice-championnes du monde d'affilée (2009-2011). Nous progressons encore, notre entraîneur progresse aussi, avec nous. Nous pouvons y arriver.

On a beaucoup parlé de votre caractère. Sale caractère ou caractère entier? Je sais ce que je veux, je dis les choses, parfois sans fioriture. Je dirais donc que je suis entière…

Vos collègues de l'équipe de France étaient au courant que vous êtes homo? En fait, tout le monde le sait autour de moi. Ma famille m'a toujours acceptée. Dans le milieu, les gens savent que je suis homo et ce n'est pas parce que je suis homo que les clubs ne veulent pas de moi. Dans l'équipe de France, il n'y a jamais eu de barrières entre nous.

Comment est-ce venu dans l'entretien à HandAction? Le journaliste m'a posé des questions sur mon quotidien hors du handball, je lui ai répondu du tac-au-tac. Je vis bien ma vie et honnêtement, je me fous de ce que les gens pensent de moi, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Est-ce que vous avez le sentiment maintenant d'avoir une mission à accomplir? Non, mais si le fait d'en parler peut faire évoluer les mentalités, c'est bien. Je pense que c'est une question d'éducation. De toute façon, tout part de là. Ma famille m'a toujours acceptée. Mes neveux, par exemple, savent que je suis homo, ça n'a jamais posé problème. On n'est pas des extra-terrestres, on est des êtres humains.

Vous avez conscience que vous avez fait un geste rare? Ça s'est fait naturellement, je n'ai pas cherché la diffusion de «ma vie privée». Pour le coup, tant mieux si cela peut aider à faire évoluer les mentalités, et surtout quelqu'un. Cela me fait bizarre que les médias m'appellent. Je ne sais pas si je suis prête pour tout cela. Cela m'a fait du bien d'en parler, je découvre beaucoup de choses. Il faut aussi que je fasse mon cheminement. Mais je voudrais que l'on s'intéresse toujours à la handballeuse que suis. J'évolue aujourd'hui dans un club qui rêve cette année d'un triplé. Et l'équipe de France a des ambitions pour les Jeux olympiques.

Vous indiquez dans l'entretien à HandAction que vous peignez à vos heures perdues, quel est votre style? Je suis plutôt dans l'abstrait.

Les couleurs dominantes? Le rouge et le bleu.

Photo Hélène Gouriou

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