Très émus, les proches de David Kato ont souhaité se retrouver lors d’une cérémonie un an après la mort de celui que beaucoup considèrent comme un héros. Hier à Kampala, plus de 300 personnes étaient réunies pour lui rendre hommage. Un moyen de perpétuer son souvenir, alors que comme l’explique une proche dans ce reportage de la télévision ougandaise, «beaucoup dans la communauté sont retourné-e-s dans le placard».

La mère de l’activiste pour les droits LGBT était présente et a salué l’effort fait par les ami-e-s de David Kato pour organiser cette cérémonie. Plusieurs représentants religieux étaient également présents. Le pasteur américain Joseph Tolton a appelé l’Ouganda à une meilleure reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et trans’, insistant sur le fait que les considérer comme des êtres «inférieurs» les «déshumanise».

L’évêque anglican Christopher Senyonjo, excommunié de l’église ougandaise depuis qu’il a présidé les funérailles de David Kato l’année dernière, a encouragé l’assistance à suivre la voie tracée par le militant: «Le souhait de David Kato était que les membres de la communauté cessent de quémander pardon et qu’ils apprennent à s’aimer», a-t-il déclaré.