Cela fait un an que David Kato est mort, mais pour ses proches, la douleur de le perdre est encore là. Sur la page Facebook de Kampus Liberty Uganda (Klug), on peut notamment lire ces quelques mots de Kayigoma Ronnie, proche de David: «Se souvenir de toi est aisé, nous le faisons tous les jours. Ton absence est plus difficile à supporter et ça ne s’en ira jamais. Entendre ta voix, te voir sourire, s’asseoir avec toi et parler un moment, mais surtout écouter tes derniers conseils serait notre rêve le plus cher, aujourd’hui et demain».

Assassiné à son domicile de Mukono, en Ouganda, le 26 janvier 2011, David Kato est mort alors qu’on le transportait à l’hôpital. Le décès du militant a vivement ému la communauté LGBT en Ouganda, et à travers le monde, plusieurs personnalités se sont exprimées, notamment Bertrand Delanoë ou Barack Obama. Toutes ont vivement condamné la politique ouvertement homophobe conduite par le gouvernement ougandais.

Des témoignages ont permis de retrouver la piste de son meurtrier, Sidney Nsubuga Enoch, qui a eu recours à la justification de la «gay panic» pour expliquer son geste: pour sa défense, il a prétendu que l’activiste lui avait fait des avances. Il se serait alors rendu dans la salle de bains où il aurait trouvé un marteau qu’il a utilisé pour tuer David Kato. L’homme a finalement été condamné à 30 ans de prison.

Photo BBC

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