Le 18 janvier 2011, le procès de Yohan Wijesinghe, David Deugoué N’Gagoue, Julien Sanchez et Antoine Soleiman s’ouvrait devant la cour d’assises du Val-de-Marne, à Créteil. Les quatre hommes étaient poursuivis pour «tentative d’homicide volontaire, enlèvement et séquestration, actes de torture et de barbarie avec la circonstance aggravante de l’orientation sexuelle de la victime».

Le 21 juillet 2006, Bruno Wiel (photo), 28 ans, était retrouvé dans le parc des Lilas à Vitry-sur-Seine, nu, couvert d’ecchymoses. Victime d’un traumatisme crânien et thoracique, il avait été placé en coma artificiel pendant plus d’un mois.

Le 28 janvier 2011, les agresseurs étaient condamnés à des peines de 16 à 20 ans de réclusion criminelle.

Il y a une semaine, lors d’un chat avec les internautes de Yagg, Bruno Wiel disait aller «aussi bien que possible». «J’ai réappris à vivre avec mes séquelles», expliquait-il, rappelant qu’il avait déjoué les pronostics des médecins, qui s’attendaient soit à ce qu’il meure, soit à ce qu’il soit incapable de vivre seul. Mais, soulignait-il, pour être invisibles ses séquelles n’en sont pas moins réelles, et il n’a toujours pas l’aval des médecins pour travailler à nouveau. Et tant que les experts ne parviennent pas à fixer son taux d’invalidité, ajoutait son avocate, Me Sophie Maltet, le procès civil (celui qui devra déterminer les dommages-intérêts, notamment) ne peut avoir lieu. L’«affaire Bruno Wiel» n’est donc pas terminée…

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