À l’occasion des Internationaux d’Australie qui se disputent du 16 au 29 janvier, une chronique «Down under». Morceaux choisis des grandes victoires australiennes ou en Australie.

Amélie Mauresmo. Elle a 19 ans, se révèle au monde du tennis et au monde. Amélie Mauresmo se hisse en finale des Internationaux d’Australie en 1999 après, notamment, avoir sauvé deux balles de match au premier tour et fait son coming-out. Elle s’incline en finale contre Martina Hingis qui a lancé une polémique sur l’homosexualité de la Française.

Reste dans la rétine la sublime demi-finale contre Lindsay Davenport, alors première mondiale, ponctuée de ce sublime revers, l’une des signatures d’Amélie.

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La finale:

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Sept ans après, sur le même court, Amélie Mauresmo remporte son premier tournoi du grand chelem après le forfait, en pleine finale, de Justine Hénin. Cette drôle de victoire préfigure le triomphe, six mois plus tard, à Wimbledon sur la même Justine Hénin.

Samantha Stosur. Elle n’a – encore – jamais vraiment brillé chez elle. Finaliste à Roland Garros en 2009, Samantha Stosur est allée chercher sa première victoire en grand chelem aux Internationaux des États-Unis au terme d’un tournoi marathon. Des parties en trois sets, de près de trois heures chacune, avant cet exemple de match où tout en concentration et en puissance, elle bat Serena Williams en deux petits sets.

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Petit moment de bonheur résumé en quelques minutes. Neuvième à la suite du premier plongeon, Matthew Mitcham arrache la médaille d’or en un sublime sixième acte. L’Australien devient le premier champion olympique ouvertement gay.

http://www.youtube.com/watch?v=Az4w32d20SY

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Dix ans que cela ne leur était pas arrivé. Les Wallabies ont gagné en 2011 le Tournoi des Tri-Nations (avec la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud) en battant les All Blacks. Ce n’est pas si souvent.

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‪Les hockeyroos. Découvrez le hockey sur gazon, l’un des sports rois en Australie et leurs hockeyeuses, les hockeyroos. En 2000, aux Jeux olympiques, les filles brillent en devenant championnes olympiques pour la troisième fois après 1988 et 1996.

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Douze ans plus tard, elles comptent sur une nouvelle génération pour briller à nouveau aux Jeux olympiques après deux éditions sans médaille. Un reportage très Alerte à Malibu, sur la préparation des Jeux de Londres 2012:

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Ian Thorpe. Il a éclaboussé les Jeux olympiques de Syndey de sa classe, médaillé d’or dans le 400 mètres. Ian Thorpe a surtout réalisé l’exploit, en relais, de mettre fin à la suprématie des États-Unis. Près de 12 ans après, la finale reste haletante.

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Pour le 4 x 200 mètres, cela a été plus facile:

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Steven Bradbury. L’une des histoires les plus dingues des Jeux olympiques, ici à Salt Lake City en 2002. Steven Bradbury devient le premier Australien médaillé d’or à des Jeux d’hiver, aidé par un vrai morceau de chance. Son histoire est racontée ci-dessous dans un reportage de France 2:

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Cathy Freeman. L’une de mes plus grandes émotions de sport. La victoire de Cathy Freeman dans le 400 mètres aux Jeux olympiques de Sydney. Tout alors est réuni pour faire de ce moment, une seconde d’éternité, un bon sujet comme on dit en journalisme. Athlète aborigène dans une époque où son pays commence à demander pardon pour les atrocités commises contre ce peuple, Cathy Freeman est la dernière relayeuse de la flamme et allume la vasque dans une mise en scène spectaculaire, c’est un euphémisme. La plus grande rivale de Cathy Freeman, Marie-José Pérec, a quitté Sydney avant l’épreuve. Double championne olympique en titre de la distance, elle argue alors d’une trop grande pression, de menaces.

Tout Sydney, toute l’Australie – qui s’arrête de vivre en ce début de soirée – veut sa médaille. Devant une foule en délire (autre euphémisme), Cathy Freeman remporte la course.

Fi des histoires, des clichés, je retiens l’image d’elle assise, en train d’enlever ses pointes, les yeux comme perdus, encore abasourdie d’être arrivée là ou elle voulait. La joie balaie peu à peu son visage jusqu’à la remise des médailles.

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Bon week-end.

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