10e Muse 54Pour son premier numéro de 2012, La Dixième Muse met Nolwenn Leroy en couverture, pour saluer une interview-fleuve (oui, elle est toujours amie avec Anne Laure Sibon). Mais c’est l’entretien avec Alexandra Hedison, photographe et actrice (Dylan dans The L Word) qui a retenu l’attention de la Yagg Team.

L’ex-girlfriend d’Ellen DeGeneres y parle longuement et avec passion de son travail de photographe, qui a pris la première place dans sa vie professionnelle, de son rôle dans The L Word, de son amitié avec Rachel Shelley (qui jouait Helena Peabody). Interrogée sur son meilleur souvenir sur le tournage de la série, elle répond:

«Je ne sais pas si c’est le meilleur souvenir, mais c’est définitivement le plus drôle! Nous allions filmer la première scène de sexe entre Helena et Dylan (à la maison près de la mer) et toutes les fenêtres étaient ouvertes, les lumières de l’équipe technique étaient allumées car il commençait à faire sombre dehors. Le soleil était sur le point de se coucher, il nous fallait donc être rapides pour jouer cette scène, alors même que les scènes de sexe ne sont jamais évidentes à jouer! Juste avant de commencer à tourner, une chauve-souris est entrée dans la pièce et s’est mise à tournoyer au-dessus de nous – filant de gauche à droite – mais nous n’avions pas le temps d’attendre qu’elle sorte de la pièce avant de tourner la scène et nous avons dû commencer: j’étais terrifiée et NUE. Je devais jouer une femme amoureuse toute à cette scène de sexe avec Helena. Avant que nous filmions, j’ai dit à Rachel (qui était sur moi dans le lit) “Je m’excuse par avance si je crie et gâche cette scène”. Nous avons tellement ri après coup! Je ne pouvais pas croire y être arrivée. Je me suis surpassée. En effet je suis une vraie froussarde quand il s’agit de choses qui volent au-dessus de ma tête».

Sur son coming-out: «J’ai fait mon coming-out auprès de mes parents quelques minutes après avoir rencontré ma première petite amie. J’avais 18 ans et j’étais à l’université. (…) Mes parents ont eu différentes réactions vis-à-vis de cela, et au fil des ans, ils ont appris à l’accepter. Parfois les gens attendent de leurs parents qu’ils soient tout de suite heureux à propos de la sexualité de leur enfant et de ce fait, se trouvent frustrés lorsqu’ils ont à faire à une réaction plus vive. Pour la plupart d’entre nous, la vérité réside en l’apprentissage de nous-mêmes, de ce que cela veut dire être gay ou bisexuel ou autre, et ensuite nous pouvons sciemment partager cela avec nos parents. Je pense surtout que c’est une question de communication qui requiert une ouverture d’esprit, de la tolérance et de la compréhension des deux côtés. (…) Mon expérience m’a appris que les gens sont aussi inconfortables avec vous que vous l’êtes avec vous-même. Mon travail a été pour moi une façon de m’accepter telle que je suis. Une fois que cela est fait, il est plus facile de gérer le reste».

Au sommaire également de ce numéro, en kiosques demain et dans la boutique de Yagg, un dossier très complet sur les webséries lesbiennes, des interview de Thomas Vitiello, de Velvet d’Amour, un focus sur les parents d’homos et les homoparents, une enquête sur les lesbiennes etc.

Feuilletez quelques pages ci-dessous:

Photo Brie Childers

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