Il avait déposé plainte pour injures contre le maire de sa commune, le Parquet de Dax vient de classer sa plainte.

Cet été, après la mort soudaine de son compagnon Francis Dulaurent, Éric Garcia, habitant du petit village de Cauneille, dans les Landes, avait contacté la rédaction de Yagg pour raconter son histoire. Se disant victime de harcèlement depuis des années de la part du maire de sa commune, Jean-Louis Casteraa, il avait décidé de porter l’affaire devant la justice (lire Le maire d’un village des Landes accusé de harcèlement et d’homophobie).

«Si je peux comprendre votre chagrin, vous devez comprendre que des poursuites pénales ne peuvent s’appuyer que sur des éléments de droit et de faits constitués tant matériellement que moralement (…). Et ce d’autant plus que, selon l’enquête, Monsieur Dulaurent est arrivé alors que vous-même étiez déjà en conversation agitée avec Monsieur Casteraa et que, si des propos injurieux ont été proférés, ils l’ont été de part et d’autre», justifie la procureure de la République de Dax Frédérique Porterie dans une lettre envoyée à Éric Garcia et que Yagg a pu se procurer.

«La position du Parquet est une position de prudence, indique l’avocate d’Éric Garcia, Caroline Mécary. Mais elle n’est ni la vérité ni la loi. Très régulièrement, les Parquets refusent de poursuivre car la personne mise en cause est un “notable”. Pour passer outre, les citoyens peuvent saisir directement le tribunal et faire valoir leurs arguments.» Ce qu’Éric Garcia fera devant le tribunal correctionnel.

Photo Éric Garcia