drapeau UKLe gouvernement britannique vient de publier son tout premier plan d’action interministériel visant à garantir l’égalité des personnes trans’. L’objectif affiché est d’«améliorer concrètement la vie des trans’ et d’aider les entreprises et institutions publiques en leur donnant les outils adéquats pour les personnes trans’».

Ce document est le résultat d’une consultation en ligne, qui a recueilli 2172 réponses de trans’, un chiffre record pour cette communauté au Royaume-Uni, selon le site PinkNews.

Le rapport, préfacé par Lynne Featherstone, ministre de l’Égalité, et Theresa May, secrétaire d’État à l’Intérieur et secrétaire d’État chargée des Femmes et de l’Égalité, est divisé en quatre parties, comme 4 domaines d’action: l’éducation, le monde du travail, les services publics et l’évolution des mentalités,

«PRENDRE PART À LA SOCIÉTÉ»
«Les personnes trans’, des transsexuel-le-s aux a-genres, veulent pouvoir prendre part et contribuer à la société et à l’économie, indique la préface. Le gouvernement, les employeurs et les services publics ont un rôle à jouer pour permettre que ce soit possible.»

Le document souligne que plus de 70% des enfants qui s’interrogent sur leur genre sont victimes de harcèlement à l’école. Deux tiers des répondant-e-s ont été menacé-e-s d’outing, 88% remarquent que la plus grande difficulté à laquelle ils et elles sont confronté-e-s dans leur recherche d’emploi est l’ignorance en matière de questions trans’. Près de la moitié des salarié-e-s trans’ ont été victimes de discrimination ou de harcèlement au travail, en particulier au moment de leur transition.

DES MESURES CONCRÈTES
Le plan d’action prévoit un meilleur accompagnement des trans’ en recherche d’emploi et des mesures relatives aux droits à la retraite des trans’ et aux implications fiscales d’une transition.

Le domaine de la santé est également pointé du doigt. Un guide clair et précis à destination des professions médicales et de la communauté trans’ sera publié d’ici avril 2013 pour faire le point sur l’accès au soin notamment.

Par ailleurs, la question de l’indication du genre sur les passeports sera examinée. Sur tous ces points, la communauté trans’ sera consultée aussi souvent que nécessaire, assure le plan d’action.

Enfin, les crimes motivés par la transidentité de la victime seront punis plus sévèrement, comme pour les crimes fondés sur l’origine, la religion ou l’orientation sexuelle. En cas de meurtre, la peine minimum passera donc de 15 à 30 ans.

Télécharger le document sur le site du Home Office.