Dans une tribune publiée sur le site du quotidien Libération et sur celui du Défenseur des droits, Dominique Baudis invite la France à «limiter les restrictions de don aux seules personnes, hommes ou femmes, présentant un risque accru du fait exclusif de comportements sexuels à risque», soit, en clair, à ne plus exclure les gays et les HSH (hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes) du don du sang uniquement en raison de leur orientation sexuelle.

Le Défenseur des droits s’élève également contre le refus de soin auquel sont confrontées de nombreuses personnes séropositives. «Une enquête réalisée conjointement par la Halde et l’Organisation internationale du travail (OIT) fin 2010 montre que les personnes séropositives ou atteintes du Sida sont parmi les plus exposées au risque de discrimination dans l’emploi», rappelle-t-il (lire aussi VIH et travail: les leçons du colloque de l’Organisation internationale du travail sur Yagg Pro).

«Priorité sanitaire et sociale, la lutte contre le VIH met à l’épreuve l’attachement de nos sociétés démocratiques à leurs idéaux: parmi lesquels, le respect de la personne humaine, la solidarité et l’égale dignité de tous, conclut-il. Du fait de nos propres valeurs s’imposent à nous des exigences démocratiques. Être en deçà serait la preuve d’un renoncement coupable. Sur toutes ces questions, il y a urgence à agir.»

Photo [Trampo]