Sept mois le lancement de l’opération, pouvez-vous dire combien l’opération a rapporté pour Sidaction? Nous sommes entrés depuis le début du mois de septembre dans la phase de communication et de commercialisation à proprement parler de l’opération, il est donc très tôt pour parler de résultats. Plusieurs centaines de t-shirts vendus, donc plusieurs milliers d’euros déjà reversés, et prochainement nous communiquerons le chiffre exact au cours d’une grande soirée de charité qui aura lieu en novembre, en présence de nos sponsors, de nos partenaires, des signataires et bien sûr du Sidaction. Nous sommes loin de nos objectifs mais pour une action qui n’a pas encore bénéficié de communication nationale, le résultat est plus que encourageant.

Collecter des fonds, est-ce votre seul objectif? 2 Mains Rouges a aussi pour objectif de soutenir la lutte contre le sida en véhiculant un message de prévention à l’attention des jeunes qui se protègent de moins en moins, de soutenir un message d’aide et d’espoir à l’attention des personnes malades, de rassembler autour d’une action commune le travail de plusieurs associations et enfin de permettre aux particuliers et aux personnalités d’opinions divergentes de participer tous ensemble à une opération commune.

Quel regard portez-vous sur l’épidémie de sida en France ? Il s’agit bien évidemment de mon regard personnel sur l’épidémie de sida en France, car il existe beaucoup de spécialistes qui répondraient avec précision à cette question. Je suis assez effrayé par la quantité de jeunes qui se vantent de ne pas se protéger et je peux vous assurer que de nombreux témoignages confirment dans les faits leurs propos. Je me rappelle que l’annonce de la séropositivité signifiait l’annonce d’une mort prochaine. Avec l’arrivée des traitements efficaces, beaucoup d’esprits associent le VIH en France à une maladie chronique comme bien d’autres. Il faut  rappeler que vivre en étant séropositif et sous traitement est tout sauf confortable et que les effets secondaires peuvent être particulièrement invalidants. Ceci sans compter une discrimination sociale toujours présente. Je constate au travers du travail d’associations comme Les Petits Bonheurs à quels points l’épidémie peut laisser sur le bas-côté une telle quantité de gens bien, abandonnés, sans amis et je trouve cela triste.

Pour finir je voudrais vous dire que l’important est de poursuivre les messages de prévention et d’action, de soutenir le travail des associations, de faire des dons et notamment directement au Sidaction, et enfin de faire votre t-shirt 2 Mains Rouges car pour une fois que l’on peut soutenir la lutte contre le sida en participant tout au long de l’année à une opération jeune et ludique, pourquoi s’en priver?