Riad Chaibi, membre du bureau politique de Ennahda, parti politique islamiste arrivé en tête des élections tunisiennes, a assuré à l’agence de presse Efe que son parti ne pénaliserait pas l’athéisme ou l’homosexualité s’il devait diriger le gouvernement (lire sur le site de ABC [es]). « Ils ont le droit d’exister », affirme-t-il, avant d’ajouter en parlant plus précisément des gays et des lesbiennes « c’est un problème de dignité, puisque la société les dévalorise. » Le dirigeant politique explique que son modèle se trouve plutôt du côté des islamistes modérés de Turquie ou de Malaisie que de l’Iran ou de l’Arabie Saoudite, où l’homosexualité peut valoir condamnation à mort.

Selon l’Ilga, l’homosexualité n’est pas légale en Tunisie et l’article 230 du code pénal stipule que la sodomie peut être punie de trois ans d’emprisonnement. Riad Chaibi ne précise pas son parti entend revenir sur cette loi.