France-All Blacks en finale de la Coupe du monde, les filles du foot marchent vers l’Euro, les lutteurs de Harvard ont la classe…

Rugby. 1987-2011. 24 ans après la première édition de la Coupe du monde de rugby, voici la même finale entre la Nouvelle-Zélande et la France à l’Eden Park. C’est fou comme le temps passe. Le rugby a changé, bien changé. Il est beau différemment, passé de l’amateurisme au professionnalisme. On évitera les clichés sur le jeu de clocher d’hier et celui de l’ovalie du XXIe siècle car dans les deux cas, cela ne rigole pas.

Que retenir de cette Coupe du monde côté France? Ok, la France est en finale. Et après? J’aime le rugby, pas sûre, en revanche, d’avoir apprécié le feuilleton de cette équipe de France qui fait dans la rébellion «sale gosse» et dont des membres s’énervent quand le sélectionneur, Marc Lièvremont, le relève d’un ton moqueur. Il y a des théâtralités plus amusantes comme sur un terrain, par exemple.

Et les Néo-zélandais? 24 ans qu’ils n’ont pas gagné la Coupe du monde, c’est long pour la meilleure équipe du monde. Depuis le début de la compétition, ils ont joué des matches pleins, illuminés par la beauté d’une course, la précision d’une passe, le sourire d’Israel Dagg, défenseur impeccable, au diapason d’une formation inspirée, emmenée aussi par Piri Weepu. Le demi de mêlée qui dirige le haka en est devenu l’un des meneurs après la blessure de Dan Carter, considéré comme le meilleur joueur de la planète. Pour le remplacer à l’ouverture? Même pas peur, ce gamin de 22 ans, Aaron Cruden, champion du monde avec les Baby Blacks (c’est mignon) en 2009 et alors élu meilleur junior de l’année par la fédération internationale de rugby. Une nouvelle fois, c’est peu d’écrire qu’ici, le rugby est une culture de joie. Voyez par vous-même:

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur All Blacks Skills – Part 1 – Tricks at Training

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur All Blacks Skills – Part 2 – Summer Edition

Dimanche à 10 heures, TF1. Où regarder la finale si vous n’êtes pas sous la couette? Le Figaro propose de bons spots.

À noter, la projection au Quai Branly qui organise une expo sur les Maori, le désormais traditionnel écran géant de l’Hôtel de Ville de Paris, ou à Toulouse, au Stade Ernest-Wallon où évolue le Stade Toulousain.

Football. Il y a trois mois, elles rêvaient d’or, d’infini, elles ont fait rêver aussi. Les joueuses de l’équipe de France de football poursuivent leur quête vers la lumière, ici en qualifications pour la Coupe d’Europe 2013. En tête de leur poule, elles se déplacent ce soir à Llanelli contre le Pays de Galles. Deux nouvelles joueuses sont de la partie aux côtés de Sandrine Soubeyrand qui peaufine son record de sélections (171), Louisa Necib, Camille Abily ou Laura Georges: Kelly Gadea, 19 ans, joue à Montpellier et Camille Catala, 20 ans, est à Saint-Étienne.

Direct 8, la chaîne qui a misé sur elles avant les autres, leur consacre une soirée spéciale et cela fait plaisir. Le match à partir de 18h50; à 20h45, un documentaire sur leur vie de footballeuse, En bleu comme eux. Après, Direct 8 propose la finale de la Ligue des champions entre Lyon et Postdam. C’est qui qui a gagné à la fin?
Direct 8, ce soir, à partir de 18h55. Mercredi, à 20h45, France-Israël.

Lutte. La grande classe pour l’équipe de lutte de l’université de Harvard. Le 11 octobre, pour la Journée du coming-out, ses membres ont arboré des pins et des tee-shirts sur lesquels on pouvait lire «Some dudes marry dudes, get over it» («Des mecs se marient avec d’autres mecs, remets-toi») et «Some kids R gay. That’s OK» («Des jeunes sont homos, c’est OK»). C’est The Harvard Crimson, le magazine étudiant de l’université, qui le raconte, avec plusieurs photos.

Cette blague que j’aimais bien quand j’étais enfant. Toc, toc, toc, qui est là? C’est Sheila. Sheila quoi? Sheila lutte finale. Bon week-end.

Photos Brendon O’Hagan / F.F.F. / capture du site du Harvard Crimson