En mars dernier, une exposition consacrée à l’homosexualité était vandalisée à Lille (lire Une expo sur l’homosexualité taguée par un collectif Hétérophobie Stop). Aujourd’hui, l’association Silence H porte à nouveau plainte. C’est lors d’une ronde que le gardien de l’Université de Lille II découvre l’acte de vandalisme. Tous les cadres et certaines photos de l’exposition ont été tagués de bombe rouge (photo). Une action revendiquée par un collectif au nom évocateur, Hétérophobie Stop, qui dans le quotidien Nord Éclair avait justifié cet acte parlant d’«homosexualisation destinée à faire changer les consciences ».

ENTRAVE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
Sept mois plus tard, l’association organisatrice de l’expo photo porte à nouveau plainte. C’est Maître Jean-Bernard Geoffroy qui a déposé la plainte «pour délit d’entrave d’une manière concertée et à l’aide de menace à l’exercice de la liberté d’expression». Un délit qui dans le code pénal est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000€ d’amende (articles 431-1 et 432). «À cause de cet acte, la fac nous a demandé de limiter les horaires d’exposition», explique Lucille Bara, la porte-parole de l’association. C’est pourquoi ce délit d’entrave a été utilisé pour motiver une nouvelle plainte.

Suite à cette plainte, une enquête est en cours.

Photos DR