C’est le genre d’études très attendue par la communauté scientifique et qui vient renforcer la stratégie du traitement comme outil de prévention chez les gays.

Une équipe de chercheurs de l’université d’Emory, à Atlanta, aux États-Unis, a mené une étude sur 80 hommes gays séropositifs pour connaître l’impact des infections sexuellement transmissibles sur la charge virale du VIH dans les sécrétions rectales.

Les trois quarts des hommes prenaient un traitement antirétroviral et près des deux tiers (63%) avaient une charge virale dans le sang inférieure à 1000 copies. Les chercheurs ont pu montré que la charge virale dans les sécrétions rectales est hautement corrélée à la charge virale dans le sang. Chez les hommes ayant une charge virale dans le sang inférieure à 1000 copies, le risque de détecter le virus au niveau rectal était très significativement réduit (9% contre 87% chez les hommes ayant une charge virale dans le sang supérieure à 1000 copies).

LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES N’ONT PAS D’IMPACT
Cette recherche, publiée le 1er septembre dans The Journal of Infectious Diseases, a également démontré que lorsque la charge virale descendait en dessous de 1000 copies, la présence d’une IST comme la gonorrhée ou le chlamydia n’augmentait pas la charge virale rectale.

Selon les auteurs, «rendre [chez les partenaires séropositifs] la charge virale indétectable doit permettre de réduire le risque de transmission du VIH aux partenaires insertifs [actifs]». C’est une preuve de plus que la stratégie du traitement comme outil de prévention (TasP) dans les couples sérodifférents peut avoir un réel impact.

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