Le Parquet de Bordeaux vient de renvoyer l’agresseur de Nicolas devant le Tribunal de Police pour violence volontaire, sans retenir la circonstance aggravante d’homophobie. L’audience aura lieu le 26 janvier prochain. Le témoignage de la voisine de Nicolas et une confrontation avec son agresseur n’ont visiblement pas suffi à convaincre le Procureur adjoint chargé de l’affaire du caractère homophobe des violences. « Comment ne pas voir dans la décision du Parquet un permis de tabasser les homos ? S’il arrivait par malheur que Nicolas subisse à nouveau la violence de son voisin, nous tiendrons le Parquet personnellement responsable ! », s’emporte Matthieu Rouveyre de la LGP Bordeaux (et par ailleurs conseiller municipal PS à Bordeaux et conseiller général de la Gironde).

DEUX NOUVEAUX TÉMOINS SE SERAIENT SIGNALÉS À LA POLICE
Hussein Bourgi du Collectif contre l’homophobie, qui accompagne la victime dans ses démarches, se montre un peu plus tempéré. « On en saura plus lorsque le bureau du Procureur adjoint aura transmis l’intégralité du dossier à l’avocat de Nicolas », commente-t-il.  « Mais les dés ne sont pas jetés », précise-t-il ensuite. Deux nouveaux témoins de l’agression se seraient signalés à la victime. « Si leur version corrobore l’hypothèse d’une agression homophobe, il sera possible de faire une requête en incompétence du tribunal de police et demander la requalification des poursuites ainsi que le renvoi devant un tribunal correctionnel. »

L’agresseur a été remis en liberté. Une soirée de soutien pour Nicolas aura lieu lundi prochain au Girofard, le Centre LGBT Bordelais.

Photo: capture d’écran du reportage de France 3 Aquitaine.