En pleine campagne pour sa réélection en 2012, Barack Obama est intervenu devant le dîner de Human Rights Campaign samedi 1er octobre. Il a commencé par confier avec humour avoir rencontré «votre leader, Lady Gaga» à propos de l’affaire Jamey Rodemeyer, sans préciser ce qu’ils se sont dits.

Il s’est ensuite fait l’avocat de son propre bilan en matière de droits LGBT: la loi contre les crimes de haine, la fin de Don’t ask, don’t tell, le fait que son administration ne défende plus le «soi-disant Defense of marriage act (DOMA)»… Il s’en est pris vertement aux candidats républicains en leur reprochant d’avoir laissé huer un soldat gay lors d’un débat public télévisé récemment. «Vous voulez être Commandant en chef?, a-t-il lancé à ses adversaires, vous pouvez commencer par défendre les hommes et les femmes qui portent l’uniforme aux États-Unis, même quand cela ne vous arrange pas politiquement.»

Pour lui le changement — son credo — a commencé et doit se poursuivre  «non seulement dans la loi, mais dans la fabrication même de notre société». Et le président américain, d’évoquer «un père qui aime sa fille et aussi la femme de celle-ci, un soldat qui fait son coming-out auprès de ses compères, qui s’en moquent parce qu’ils le savaient déjà et qu’il est le mec le plus dur de l’unité, une vidéo qui lance un moment en faisant savoir à chaque jeune que cela ira mieux».

Aucun mot en revanche sur le mariage — qu’il ne soutient pas officiellement.