France
Marches des Fiertés 2014
Notre histoire, Société | 29.09.2011 - 18 h 19 | 1 COMMENTAIRES
Hommage émouvant à Rudolf Brazda, dernier triangle rose, décédé en août dernier
Publié par
Beaucoup de solennité et d'émotion hier pour une cérémonie en souvenir du dernier déporté connu pour motif d'homosexualité.

L’Église Saint-Roch à Paris a accueilli hier, mercredi 28 septembre, la cérémonie d’hommage national en la mémoire de Rudolf Brazda. Pour la première fois, comme le rappelle l’association Les «Oublié-e-s» de la Mémoire, l’État a octroyé son patronage à cette cérémonie en souvenir du dernier déporté connu pour motif d’homosexualité.

«DES PERSÉCUTIONS INFAMANTES POUR L’HUMANITÉ»
Marc Laffineur, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, était représenté par son directeur adjoint de cabinet qui a lu un message: «[Cette cérémonie] souligne la nécessité de toujours entretenir le souvenir de ces persécutions infamantes pour l’humanité. Elle souligne également l’actualité de la lutte contre la discrimination et l’exclusion».

De très nombreuses associations LGBT étaient représentées ainsi que la Mairie de Paris par Ian Brossat et Lyne Cohen-Solal et la Région Ile-de-France par Jean-Luc Romero.

Le comédien Laurent Spielvogel a lu quelques extraits de la biographie de Rudolf Brazda, sur son incarcération dans le camp de Buchenwald, mais aussi sur sa rencontre après la guerre avec Édouard, qui sera son compagnon pendant plus de 50 ans.

Car ce que beaucoup de participants ont souligné, c’est le courage de cet homme qui a souhaité témoigner sur ce qui arrivait aux homosexuels durant le régime nazi. Rudolf Brazda, que Yagg avait interviewé en septembre 2010, reste un exemple. Par son témoignage, il a permis de rendre visible cette déportation trop souvent niée. Il fut décoré de la Légion d’honneur en avril dernier.

UNE DISCRIMINATION QUI PERDURE
Yves Lescure, directeur de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation a évoqué les discriminations qui perdurent aujourd’hui à l’encontre des homosexuels dans de nombreux pays, mais aussi des dangers que font peser sur la démocratie la stigmatisation de certaines populations, citant les personnes nomadisées, en référence à la politique du gouvernement français à l’égard des Roms.

L’hommage, émouvant de bout en bout, s’est achevé devant la plaque qui enferme des cendres et de la terre des camps de concentration et d’extermination nazis, au pied de laquelle ont été déposées les gerbes au nom des associations LGBT, de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, du président du Conseil régional Ile-de-France, du maire de Paris et du secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants.

Photo Quentin-Luc Lecomte

Print This Post
 
LES réactions (1)
  • Par clairette 29 sept 2011 - 23 H 21
    Avatar de clairette

    ça me rend super-triste… j’espère qu’il ne sera pas oublié. Parler des triangles roses dans les manuels scolaires, ça serait déjà un bon début…

     
  • Vous devez être connecté pour poster un commentaire.

    Aucun message ne correspond à vos critères de recherche.