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Quelques jours après le refus de la justice de répondre favorablement à la demande de libération provisoire de Frankie et Jonas, deux jeunes Camerounais inculpés d’homosexualité, quatre autres personnes ont été interpellées à Yaoundé pour le même motif, le 10 août.

Comme dans la première affaire, la garde à vue des prévenus, âgés de 17 à 46 ans, a été excessivement longue, puisqu’ils n’ont été présentés à un juge que vendredi dernier, le 26 août, selon un communiqué de l’association Alternatives-Cameroun.

«Une première personne affirme avoir été arrêtée à son domicile le 10 août (à Yaoundé). Elle explique que «quelqu’un» est venu chez lui et lui a dit qu’il avait besoin de regarder en sa compagnie «un film gay», ce qu’il accepté. Le visiteur lui a manifestement tendu un piège puisque la gendarmerie est venue l’interpeller alors que les deux regardaient le film», a expliqué leur avocat, Me Michel Togué (qui est aussi l’un des avocats de Frankie et Jonas), à l’AFP.