Mondiaux de judo et d’athlétisme, début du Top 14, le sport brille de tous ses feux en ce dernier week-end d’août.

Voie lactée. Pluie d’étoiles aux championnats du monde d’athlétisme qui se disputent jusqu’au 4 septembre à Daegu (Corée du Sud). Parmi les protagonistes en vue de cette galaxie, Renaud Lavillenie et Romain Mesnil se sont qualifiés ce matin pour la finale de la perche.

Les mondiaux ponctués dès demain par la finale du 100 mètres où l’on attend le très show off et talentueux Usain Bolt qui domine la ligne droite de sa classe depuis trois ans. Il est champion olympique, champion du monde et possède le record du monde (9 secondes 58). Asafa Powell, lui, a déclaré forfait, une absence qui s’ajoute à celle de Tyson Gay. Cela éclaircit un peu le ciel pour Christophe Lemaitre, champion d’Europe de la distance et détenteur du record de France (9 secondes 92).

Le sprint où est attendue Myriam Soumaré qui avait éclaté au grand jour à Barcelone, en 2010 en devenant championne d’Europe du 200 mètres, médaillée de bronze du 100 mètres et vice-championne d’Europe avec le relais 4 x 100 mètres.

«Je l’emporterai ou je tomberai les armes à la main», a-t-elle affirmé sur son site officiel: Blanka Vlasic a finalement décidé de faire fi d’une blessure à la jambe gauche pour espérer d’un troisième titre mondial consécutif au saut en hauteur. La Croate culmine à 2,08 mètres, la deuxième meilleure performance de tous les temps (la première à 2,09). La classe.

Daegu se prépare à un petit événement. Dimanche, lors des séries du 400 mètres, Oscar Pistorius va réaliser un rêve. Quatre fois champion paralympique, il va courir, en Corée, avec les athlètes dits valides. Amputé des deux jambes en dessous du genou alors qu’il était bébé, le sud-africain court avec des lames. D’abord interdit par la fédération internationale de courir parce que des chercheurs avaient conclu que ses prothèses high-tech le favorisaient, «Blade Runner» a obtenu gain de cause et réalisé un temps suffisant pour être sélectionné aux Mondiaux. Il a désormais les Jeux olympiques en ligne de mire.

Caster Semenya sera aussi au rendez-vous, qui défendra jeudi son titre sur le 800 mètres. La Sud-africaine s’était retrouvée au cœur d’une polémique il y a deux ans à Berlin. Interrogations sur son genre, tests diligentés, elle n’a été autorisée à recourir que près d’un an après les faits. L’athlète a connu une saison difficile, courant loin de son temps de Berlin (1 min 55 sec 45). La voir de retour à des mondiaux, c’est déjà une victoire. Elle prouve aussi qu’elle n’était pas qu’une étoile filante.
Jusqu’au 4 septembre, sur France Télévisions et Eurosport.

Grande ourse. En judo, les filles ont fait le boulot ces deux derniers jours. Trois médailles d’or pour Gévrise Emane (moins de 63 kilos), Lucie Décosse (moins de 70 kilos) qui a égalé vendredi le record de Brigitte Deydier (3 titres mondiaux) et l’une des jeunes pousses de l’équipe, Audrey Tcheuméo (moins de 78 kilos), 21 ans et même pas peur de battre dans une même journée la tenante du titre et la première mondiale en finale.

Teddy Riner entre aujourd’hui en piste dans la catégorie des + de 100 kilos. Le Français vise un cinquième titre mondial (2007, 2008, 2009 et 2010), un record dans l’histoire du judo. Teddy Riner, au-delà des clichés du grand costaud, est un judoka d’exception, comme Lucie Décosse. 2,04 mètres, 130 kilos, un boulot impressionnant, un appétit de combat. Il était sorti en larmes en 2010, de la finale toute catégories des championnats du monde battu aux points. Il vient décrocher la lune à Bercy. Bercy, en ces mondiaux, résonne et tangue au rythme de ses chouchous. Un public de connaisseurs dans un antre d’émotions, d’expertise. C’est aussi beau à voir, à entendre.
Sur Canal + Sport.

Croix du Sud. Le championnat de France de rugby va passer deux mois sans eux: les internationaux sont partis sous d’autres cieux, en Nouvelle-Zélande, disputer la Coupe du monde (9 septembre-23 octobre). Ils sont 88 joueurs évoluant dans le Top 14 sous 15 maillots différents selon des chiffres de la Ligue Nationale de rugby.

Toulouse, champion de France, a perdu hier lors de la première journée contre Bayonne (18-13) joue, par exemple, sans 12 internationaux. Quelles étoiles en attendant? Sébastien Chabal fait le métier avec appétit au Racing Métro et les jeunes y voient l’occasion de briller au firmament, et même espérer éclipser les absents.

Bannière étoilée. L’ouragan Irene passe juste avant le début du quatrième et dernier tournoi du grand chelem de la saison, l’US Open, à New York, du 29 août au 11 septembre. Parmi les prétendants, Novak Djokovic qui aura écrasé une bonne partie de la saison mais qui a dû interrompre la finale de Cincinnati la semaine dernière contre Andy Murray en raison d’une blessure à l’épaule.

Connu pour ses talents d’imitateur de Maria Sharapova, de Rafael Nadal ou d’Andy Roddick, le numéro un mondial se prête à une publicité pour une marque de raquette… face à la joueuse russe.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Novak Djokovic imitates Maria Sharapova – Part 2

Maria Sharapova, très en vue à la veille du tournoi qui vient de gagner à Cincinnati. La championne de l’US Open 2006 a toutes les chances de briller à nouveau à New York… comme sa robe à paillettes dans sa victoire d’alors. Avec elle, un autre phénix: Serena Williams. Trois victoires dont la première en 1999 (puis en 2002 et 2008) et deux récentes victoires à Stanford et Toronto après un an de convalescence. Serena qui, sur Twitter, confie qu’elle a peur d’Irene mais poste aussi un joli cookie monster pour les nuits étoilées ou non. Bon week-end.
Sur Eurosport.

Photos DR / FFJ / Ossur / Serena Williams