Timothy D. Cook, 50 ans, vient de devenir le numéro un d’Apple, deuxième entreprise la mieux cotée au monde, après la démission de Steve Jobs. À en croire certains titres de journaux, il devient aussi le « gay le plus puissant de la Silicon Valley » (Gawker), voire « gay le plus puissant du monde » (Herald Sun). Il y a quelques mois, le magazine gay américain Out l’avait d’ailleurs mis à la tête de ses « Power 50 », son classement des 50 gays les plus puissants.

Pourtant, cet homme très discret n’a jamais confirmé – ni infirmé – qu’il était homosexuel. Tim Cook a rejoint la firme de Cupertino en 1998 après avoir travaillé chez Compaq et IBM. Avant de devenir numéro un d’Apple, il a été chargé de la logistique et du département Recherche et développement (COO, Chief Operating Officer en anglais) et a même effectué, avec succès, les interims de Steve Jobs lors des arrêts maladie de celui-ci.

Philippe Orillac, de l’Autre Cercle, salue cette nomination « qui peut servir d’exemple ». Sur le fait que Tim Cook ne soit pas out, il rappelle que que le nouveau CEO d’Apple est loin d’être le seul:  » [les études de L’Autre Cercle] nous montrent que les cadres supérieurs ont tendance à plus cacher leur orientation sexuelle que les autres. Ils redoutent trop, vu les enjeux de carrière, que le coming-out les défavorise… trop de gens pensent encore qu’un gay serait moins stable, plus fragile, moins autoritaire… » Arrivé au sommet, Tim Cook s’ouvrira peut-être davantage…

Pourrait-on avoir en France un PDG du Cac 40 ouvertement gay? La réponse est négative pour le moment selon Philippe Orillac: « À mon avis, trop de préjugés persistent ».