Dans une ordonnance du 4 août, Barack Obama a interdit l’entrée sur le territoire des États-Unis aux étrangers impliqués dans des crimes de guerre ou des violations des droits humains, rapporte le site gay Washington Blade.

Dans cette proclamation, le président Obama explique: «L’actuel engagement des États-Unis pour le respect des droits humains et des accords humanitaires implique que le gouvernement soit capable de s’assurer que les États-Unis ne deviennent pas un havre de paix pour les individus qui enfreignent [ces lois]».

Parmi les violations des droits humains référencées, Barack Obama mentionne les discriminations basées sur «l’orientation sexuelle ou l’identité de genre». Voici un extrait de la déclaration officielle (que vous pouvez télécharger en PDF):

«Section 1. L’entrée des États-Unis, pour les immigrés ou non-immigrés, est suspendue par la présente déclaration pour les personnes suivantes:

(a) Tout étranger qui planifie, ordonne, assiste, aide ou encourage, commet ou participe de quelque manière que ce soit à […] des violences réitérées ou systématiques envers toute population civile, basées totalement ou en partie sur la race; la couleur; l’origine; le sexe; le handicap; l’appartenance à une tribu; la langue; la religion; les opinions politiques; la nationalité; l’origine ethnique; l’appartenance à une catégorie sociale; la naissance; l’orientation sexuelle ou l’identité de genre […]».

«UN PRÉCIEUX OUTIL»
Cité par le Washington Blade, Mark Bromley, président du Conseil pour l’égalité globale, une organisation qui lutte pour faire avancer la politique étrangère des États-Unis sur le terrain des droits humains et en particulier sur celui des droits LGBT voit une grande avancée dans cette ordonnance. Selon lui, elle constitue «un précieux outil pour dissuader les actes extrêmistes en violation avec les droits humains».

«Le Conseil salue cette initiative, qui pourra être utilisée pour justifier l’expulsion de politiciens qui promeuvent la haine, comme c’est le cas du parlementaire ougandais David Bahati, qui avait proposé l’ordonnance «kill the gays» lors d’une session législative et qui pourrait la proposer à nouveau», précise Mark Bromley (lire aussi: Ouganda: l’association Freedom and Roam Uganda annonce le lancement d’une campagne anti-homophobie).

La proclamation laisse néanmoins le soin au secrétaire d’État (l’équivalent de notre ministre des Affaires Étrangères), un poste occupé par Hilarry Clinton, ou à ses délégués de juger si «l’entrée de telle personne est dans les intérêts des États-Unis» ou non.

Photo DR via Towleroad