Société | 04.08.2011 - 16 h 50 | 0 COMMENTAIRES
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Tennessee: Le débat sur la proposition de loi «Don’t Say Gay» est relancé

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Le gouverneur du Tennessee Bill Haslam (photo) a affirmé que la proposition de loi visant à interdire de parler d'homosexualité à l'école «n'ira nulle part».

La proposition de loi visant à interdire de parler d'homosexualité dans les écoles avant le «9th grade» (l'équivalent de la 3e), surnommée «Don't Say Gay», «n'ira nulle part», a affirmé le gouverneur républicain du Tennessee Bill Haslam (photo), dans une interview accordée au Nashville's City Paper. Le texte avait été adopté par le Sénat du Tennessee en mai dernier (lire: Sale temps pour les LGBT dans le Tennessee). Pour qu'il devienne une loi à part entière, il doit encore être étudié par la Chambre des représentants.

TROP MÉDIATISÉE?
Dans le même entretien, le gouverneur s'étonne du fait que les médias «surveillent étroitement» cette proposition de loi, invoquant une surmédiatisation. «Don't Say Gay a généré 100 articles. Quelque chose ne tourne pas rond», déplore-t-il.

Le débat semble relancé puisque Stacey Campfield, membre républicain de la Chambre des représentants du Tennessee et qui est à l'origine du texte, a réfuté les affirmations du gouverneur. «Je suis partiellement d'accord avec le gouverneur lorsqu'il affirme que les médias ont une obsession malsaine avec cette loi. Je suis en désaccord lorsqu'il dit qu'elle ne va pas passer. Les familles de cet État – le Tennessee – pensent que c'est quelque chose qui devrait être discuté avec les jeunes enfants à la maison et non avec des extrémistes en classe», rapporte LGBTQ Nation.

Le président de l'association LGBT Tennessee Equality Project, Chris Sanders, a également répondu à Bill Haslam : «Le gouverneur a raison lorsqu'il dit que quelque chose ne tourne pas rond. Mais il ne s'agit pas de la couverture médiatique». Selon lui, les législateurs du Tennessee tentent de «faire disparaître un groupe entier de personnes dans les écoles publiques et de rendre la vie plus difficile pour les élèves LGBT».

Photo Brian Stansberry

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