L’association LGBT ougandaise Freedom and Roam Uganda (Farug) a annoncé le lancement, pour le 10 août, d’une nouvelle campagne anti-homophobie nommée «Hate no more». «Il est temps d’aller vers le grand public et de l’éduquer, tant sur notre existence que sur la tolérance et la compréhension de la sexualité et des questions d’orientation sexuelle. Nous demandons la fin de la haine envers la communauté LGBT», précise le groupe Facebook Friends of Freedom and Roam Uganda qui invite tous les volontaires à rejoindre la campagne.

BUREAUX CAMBRIOLÉS
Le 30 juillet dernier, les bureaux de l’association ont été cambriolés, rapporte LGBT Asylum News qui précise que la liste des membres de l’association a été dérobée et que des «destructions suspectes laissant supposer une motivation homophobe» ont été opérées. Kasha Jacqueline, présidente de l’association et activiste lesbienne de premier plan, demande aux ministères des Affaires étrangères de faire pression sur le gouvernement ougandais pour que la police enquête «avant que la scène du crime ne soit détruite». «La campagne continue», souligne-t-elle, puisqu’une réunion devait avoir lieu hier dans les bureaux cambriolés.

LA PROPOSITION DE LOI ANTI-GAYS PROCHAINEMENT EXAMINÉE?
Pendant ce temps, le débat sur le vote de l’Anti-Homosexualité Bill est relancé. En effet, la proposition de loi pourrait être examinée par le nouveau parlement d’ici la fin du mois d’août, rapporte The Advocate. C’est du moins ce qu’espère Otto Odonga, membre du parlement ougandais qui avait affirmé, en février 2010, qu’il tuerait son propre fils si ce dernier était gay. La proposition de loi, dont le vote avait été repoussé il y a quelques mois, punit l’homosexualité de la peine de mort.