Dans sa newsletter estivale, la fédération wallone des associations LGBT Arc-en-Ciel Wallonie revient sur l’épisode du collège Saint-Louis afin d’en tirer des enseignements. En juin dernier, un étudiant de ce collège liégeois avait contacté Arc-en-Ciel à propos de consignes émanant de la direction visant à interdire le bal de fin d’année aux couples homosexuels.

L’association n’avait pu confirmer l’existence de ces consignes mais avait jugé le discours et l’attitude du directeur préoccupants. Bernard Renson refusait par exemple de diffuser les brochures contre l’homophobie sous prétexte qu’il diffusait uniquement «les campagnes globales». Suite au «mini-séisme médiatique» soulevé par l’association, le collège a fini par envoyer un courrier aux parents d’élèves dans lequel il s’engageait à ce qu’«aucune forme de discrimination ne [soit] pratiquée» (lire: Belgique: les collège Saint-Louis, à Liège, ouvre finalement son bal à tou-t-es).

TROIS GRANDES LEÇONS
Soucieuse de «l’ensemble des écoles», Arc-en-Ciel part du cas du collège Saint-Louis pour dresser des constats plus généraux: «Certaines directions d’établissement n’en font qu’à leur tête», n’étant menacées d’aucune sanction si elles ne diffusent pas les campagnes de sensibilisation à l’homophobie, même lorsque celles-ci sont accompagnées d’une circulaire. Certains directeurs ignorent la présence des personnes LGBT dans leur établissement et «ne supportent pas la moindre tentative de visibilisation des gays et des lesbiennes». Certains directeurs ignorent l’existence d’actes et de propos homophobes dans leur établissement, ou pire, les nient. Pour Arc-en-Ciel, toutes ces attitudes encouragent le rejet et la marginalisation des personnes LGBT.

FAIBLE NOMBRE DE SIGNALEMENTS
Les membres d’Arc-En-Ciel s’alarment du faible «nombre de signalements pour discrimination sur base de l’orientation sexuelle que reçoit le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) [l’équivalent de notre ex-Halde, ndlr]». Sur ce sujet, le CECLR a d’ailleurs mis en place depuis mai dernier une campagne de sensibilisation intitulée: «Signale-le».