Depuis le début de la semaine, Montréal vibre au rythme de la 19e édition du Festival Divers/Cité. À quelques heures de la fin des festivités – le festival s’achève demain, dimanche 31 juillet, avec La Grande Danse, l’un des plus grands événements house du continent nord-américain –, Simon Girard, responsable des communications, a répondu aux questions de Yagg.

Le Festival Divers/Cité reçoit une aide financière de Tourisme Montréal, de la compagnie Air Canada ainsi que du gouvernement canadien. Cette aide financière traduit-elle une forte affluence touristique? Le soutien important de nos partenaires privés et institutionnels demeure essentiel à la production d’un événement de cette envergure. Cet apport fait partie d’un ensemble de facteurs (financement, vision, talents, équipes formidables et beaucoup, beaucoup de travail!) qui contribuent à la concrétisation, à la qualité et donc à la renommée internationale de l’événement, qui génère à son tour une forte affluence touristique.

Une étude réalisée pour nous en 2010 (et également lors d’éditions précédentes) par la firme de sondage CROP démontre qu’environ 78% de nos festivaliers proviennent du Québec, et 22% de l’extérieur de la province (11% autres provinces canadiennes et 11% international).*

«Divers/Cité est un Festival qui veut changer les mentalités par l’art», a affirmé le directeur de la programmation, Ian Abinakle. Le côté revendicatif a-t-il été abandonné au profit d’une démarche plus artistique? L’art est en soit revendicateur. Le festival offre en ce sens un contexte qui permet la création et la transformation d’espaces publics en lieux d’expression artistique et culturelle en tout genres. Le large volet extérieur et gratuit de Divers/Cité, offert à un large public, vise d’abord à contribuer à une accessibilité et démocratisation de la culture par le biais du rassemblement, de la découverte et du plaisir. Le festival favorise également l’ouverture aux différences, se voulant le reflet d’une faune urbaine toujours changeante et étroitement empreinte de mixité.

Cette année le Festival souhaite se doter d’une politique de développement durable globale. Est-ce une nouveauté de cette nouvelle édition? En quoi cela consiste-t-elle? L’organisation est soucieuse d’axer le développement et la croissance du festival et de ses déploiements dans une optique de durabilité et de respects des générations actuelles et futures, et ce tant au niveau écologique qu’humain. Il faut une quantité phénoménale d’énergies en tout genres (allant de l’énergie humaine, au transport, à l’électricité, au matériel, etc.) pour concrétiser annuellement le festival, et nous nous efforçons d’en faire le meilleur usage possible. L’élaboration et l’adoption d’une Politique officielle de développement durable vise à réaffirmer les principes et idéaux déjà en vigueur au sein de l’organisation et à identifier les champs d’actions qui peuvent encore être améliorés.**

* Télécharger la Carte des provenances.
** Télécharger la Politique officielle de développement durable.

Photo Atilin