République et Diversité a tenu son premier Séminaire international de la diversité le 13 juillet à l’Assemblée Nationale. Ce « do tank » (un think tank qui agit) de la diversité est présidé par Louis-Georges Tin, par ailleurs fondateur du comité Idaho.

Parmi les thématiques abordées: la représentation des minorités ethniques dans la vie civique et politique, la représentation de la Jeunesse et des personnes en situation de Handicap dans la vie civique et politique, La contribution des entreprises à la diversité, ou dans le domaine qui nous intéresse plus particulièrement: la représentation des femmes et des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles (LGBT) dans la vie civique et politique.

Louis-Georges Tin a clos les débats par un discours intitulé Déclaration de Paris, où il a préconisé la mise en place de trois mesures:

  • Un Ministère d’État pour la promotion de l’égalité et de la diversité
  • Un Intergroupe parlementaire pour la promotion de l’égalité et de la diversité
  • Un Observatoire international pour la promotion de l’égalité et de la diversité

Des trois propositions, c’est la seconde, inspirée par les intergroupes du Parlement Européen, qui pourrait mise en place le plus rapidement. « Nous avons sollicité le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, pour la création d’un intergroupe sur ces questions, précise à Yagg Pro Louis-Georges Tin. Il a donné son accord et le groupe devrait voir le jour à la rentrée ». Pressentis pour le coordonner, les députés Christophe Caresche (Parti socialiste) et Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre).

L’idée d’un Ministère d’État, indique Louis-Georges Tin, sera soumise aux différents candidat-e-s à l’élection présidentielle, lorsqu’ils ou elles auront été désigné-e-s par leurs partis respectifs.

« TRANSVERSALITÉ ENTRE LES LUTTES »
Pour chacun de ces projets, la stratégie est en tout cas claire: il s’agit de « créer une transversalité entre les luttes, afin que ces dernières puissent aller de pair ». « Il arrive qu’une loi soit votée sur un type de discrimination et que les associations travaillant sur un autre sujet soient pénalisées parce qu’elles arrivent en quelque sorte trop tard », explique le président de République et Diversité.

En rassemblant toutes les luttes, le législateur ne pourrait donc que tout accepter ou tout refuser – ce qu’il peut difficilement se permettre sur les sujets les plus « consensuels ».