Paul Evans Aidoo, le ministre de la région de l’ouest du Ghana, a ordonné mercredi l’arrestation immédiate de tous les homosexuels de la région, selon le site de Myjoyonline, l’une des radios d’info les plus écoutées du pays. Le ministre a également ordonné au bureau national des investigations et à toutes les agences de sécurité de déloger les individus susceptibles d’être gays. Rappelons qu’au Ghana, l’homosexualité masculine est punie par dix ans de prison au minimum par la loi qui condamne «les relations charnelles contre-nature», tandis que l’homosexualité féminine est légale.

CAMPAGNE HOMOPHOBE
Il ne s’agit pas d’un acte isolé. Depuis des mois, le gouvernement mène une campagne contre l’homosexualité. Le 19 juillet, le conseil chrétien ghanéen a condamné les pratiques homosexuelles et appelé la population à voter contre les politiciens défendant les droits LGBT, rapporte Myjoyonline.

La semaine dernière, le Président de la République, John Atta-Mills, se serait engagé auprès des membres du clergé à «prendre des mesures pour lutter contre la menace de l’homosexualité», selon l’Ilga. Enfin le mois dernier, un parlementaire a averti les gays et les lesbiennes qu’ils risquaient d’être lynchés voire tués s’ils ne mettaient pas fin à leurs «actes diaboliques».

Paul Evans Aidoo a par ailleurs déclaré lors d’une interview avec Joy News que «tous les efforts étaient faits pour chasser ces individus de la société». Après leur arrestation, les gays seront traînés au tribunal afin de «tester la force de la loi qui condamne l’homosexualité».