Il y a quelques jours, Act Up-Paris appelaient les «ONG, élu-e-s, citoyen-ne-s» à condamner l’arrestation de 2 de ses militant-e-s et de 3 autres activistes lors d’une tentative de remise de pétition à l’ambassade de Russie le 8 juillet à Paris (lire Arrestations devant l’ambassade de Russie à Paris: Act Up-Paris demande des explications au gouvernement).

Si l’on peut effectivement s’étonner que le simple fait de vouloir remettre une lettre à une ambassade conduise à des arrestations, l’absence quasi totale de réaction à ces arrestations a également de quoi surprendre. Les voix de l’association strasbourgeoise TaPaGeS et du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) viennent de rejoindre celle d’Act Up-Paris.

«Nous sommes inquiet-e-s de constater la criminalisation croissante du militantisme et furieux/ses de voir l’hypocrisie de ce gouvernement qui dit «lutter contre l’homophobie» tout en réprimant avec brutalité les véritables acteurs et actrices de cette lutte, souligne TaPaGeS. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire.»

«Le simple dépôt d’une pétition semble désormais une raison pour mobiliser les forces policières, renchérit le NPA. Cette pétition demandait la légalisation d’une Marche des fiertés à Moscou, régulièrement interdite dans cette ville, mais qui reste un mobilisation essentielle dans les luttes pour les droits et la visibilité des LGBT. Cette année encore, la tentative de manifestation a été marquée par des violences policières et des contre-manifestations de groupe néo-nazis et d’extrémistes religieux. (…) Le NPA condamne l’arrestation de militant-e-s cherchant à alerter et mobiliser l’opinion internationale, ainsi que le silence des autorité françaises face aux agissements homophobes de certains États.»