En France, on se prend la tête pour un coq. Au Canada, des raéliens ont participé à une gay pride avec une swastika. C’était le dimanche 3 juillet, à Toronto.

En Amérique du Nord, le public ne défile pas, il regarde la parade d’organisations, chars, etc. depuis les trottoirs. En parallèle de la marche, il peut se rendre dans une sorte de village associatif, où différents stands d’information ou commerciaux l’attendent, dont, à Toronto, celui des raéliens.

L’absence du maire, Rob Ford, a été très critiquée (les 5 maires qui l’ont précédé l’avaient pourtant encouragé à s’y rendre), mais apparemment, la présence de la swastika n’a pas été très remarquée, aucun compte-rendu ne la mentionne et la seule vidéo disponible sur la toile a été supprimée.

SE RÉAPPROPRIER LA SWASTIKA
Avant la marche, le mouvement raélien avait pourtant fait savoir qu’il tiendrait un stand à la Pride, et qu’il tenterait de se réapproprier la swastika, qu’il ne veut plus voir associée aux nazis…

Vue de France, la participation d’un mouvement sectaire à une marche des fiertés a de quoi surprendre, mais cela fait plusieurs années que les raéliens prennent part à celle de Toronto. Il y a une dizaine d’années, Maxime Donzel (qui ne travaillait pas encore à Yagg puisque Yagg n’existait pas) avait déjà été frappé par le char des raéliens, qui «avait une déco «labo scientifique» avec des gogos torse nu avec des masques de chercheurs nucléaires qui dansaient sur de la techno, avec ce slogan: «cloning is babies for gays» car c’était à l’époque où Raël claironnait dans les médias canadiens qu’il avait réussi à cloner des humains».

POLÉMIQUE
Et la Pride de Toronto a visiblement d’autres chats à fouetter puisqu’elle s’est retrouvée au centre d’une polémique autour de son financement. Un conseiller municipal a en effet tenté de lui faire perdre ses subventions parce qu’un groupe lesbien avait défilé, lors de la Dyke March (plus politique que la parade de la Pride elle-même), avec une pancarte dénonçant l’«apartheid israélien».

Via Towleroad