Le Pentagone a donc décidé de suivre la décision rendue par la cour d’appel du 9e circuit de San Francisco mercredi 6 juillet (lire La Justice américaine exige l’arrêt immédiat de l’application de Don’t ask, Don’t tell), au moins temporairement. Depuis hier, vendredi 8 juillet, la politique Don’t ask, Don’t tell (DADT), qui interdit aux militaires homos de faire leur coming-out, a été suspendue.

«La politique du département de la Défense demeure de ne pas interroger sur leur orientation sexuelle les membres des forces armées et celles et ceux qui demandent à s’engager, de traiter tous les membres avec dignité et respect, et de garantir le maintien de l’ordre et de la discipline, peut-on lire dans un communiqué de presse publié sur le site du département de la Défense (DoD). De plus, (…) le département étudiera les candidatures sans tenir compte de l’orientation sexuelle».

Cette suspension intervient alors que la mise en place officielle de l’abrogation de DADT, votée en décembre 2010, est toujours en préparation, indique le site ArmyTimes. Elle pourrait entrer en vigueur d’ici l’automne. Dave Lapan, porte-parole du Pentagone, n’a néanmoins pas exclu la possibilité d’un appel contre l’arrêt du 6 juillet.

Le communiqué indique que 4 militaires ont été exclu-e-s des forces armées en vertu de DADT depuis octobre 2010, l’exclusion la plus récente datant du 23 juin. Sur son site, le magazine gay américain The Advocate rapporte qu’au moins un militaire, Justin Dailey (photo), actuellement visé par une enquête liée à DADT, aurait appris vendredi que la procédure était suspendue.