C’est l’une des conséquences directes du rapport du département de la Justice américain estimant que les discriminations à l’encontre des gays et des lesbiennes n’ont que trop duré (lire Mariage aux États-Unis: une avancée historique): la cour d’appel du 9e circuit de San Francisco a estimé que l’application de la politique Don’t ask, Don’t tell (DADT), qui interdit aux militaires homos de faire leur coming-out, devait être suspendue immédiatement.

Car si le texte a été abrogé en décembre 2010, la mise en œuvre de son abrogation est longue, très longue. L’acceptation des homos out dans l’armée ne pourrait pas se faire du jour au lendemain, tel est l’argument invoqué depuis des mois. Barack Obama a promis qu’elle serait effective en 2011, et indiquait récemment que c’était une question de semaines, pas de mois. Barack Obama avait souhaité que l’abrogation se fasse par voie légale et non judiciaire. Le texte avait déjà été jugé contraire à la Constitution, dans la même affaire (lire États-Unis: Une juge fédérale interdit l’application de Don’t ask, Don’t tell). Barack Obama est une fois de plus rattrapé par la Justice, selon laquelle il n’y a plus aucune raison d’attendre.

«Aujourd’hui le gouvernement a l’interdiction d’appliquer le DADT, c’est aussi simple que ça», a déclaré Dan Woods à The Advocate, avocat des Log Cabin Republicans, l’organisation LGBT républicaine à l’origine de l’affaire. Quant à Aubrey Sarvis, président de l’association des militaires LGBT Servicemembers Legal Defense Network (SLDN), s’il se réjouit de cette décision, il recommande néanmoins à ses membres de rester prudent-e-s et de ne pas sortir du placard avant que la décision ne soit confirmée par le gouvernement…

Photo site officiel de Dan Choi, militant emblématique du combat contre DADT