Les thématiques de l’été sont de retour depuis hier sur Arte et cet été c’est The Summer of Girls, un voyage au cœur du XXe et du XXIe siècle, de la musique au cinéma, du féminisme à Desperate Housewives.

LA CHEERLEADER SOUS TOUTES LES COUTURES
Pour sa première émission, la chaine franco-germanique a proposé un documentaire de 52 minutes Cheerleaders, un mythe américain sur l’art d’être une pom pom girl. De la naissance du cheerleading, en 1880 par des hommes, jusqu’à son utilisation «parfois malsaine» de nos jours dans les pornos lesbiens destinés aux hommes, la cheerleader est étudiée dans les moindres détails. Le documentaire passe au peigne fin tous les poncifs pour mieux prouver que c’est un peu plus subtil que ça. L’image de la cheerleader est celle que lui donne l’Amérique: une jeune fille qui représente le rêve américain, sa séduction et son glamour asservissant hommes et femmes par un spectacle qui dure depuis plus de 100 ans. Mais le documentaire évoque également un rôle inattendu des cheerleaders en Amérique, celui de faire changer les mentalités. La cheerleader est une arme dont tout le monde se sert, mais elles sont avant tout les premières à connaître le pouvoir dont elle dispose, comme le prouvent les Radical Cheerleaders, un mouvement de pom pom girls militantes.

Cheerleaders, un mythe américain s’appuie sur le film But I Am a Cheerleader ou les séries Glee et Heroes (qui pour le coup donne une véritable profondeur à la cheerleader) pour donner un coup de projecteur aux cheerleaders lesbiennes. Le succès que rencontre justement Glee dans toute l’Amérique, celle des villes comme celle des campagnes, «fait évoluer les mentalités et se sert de ces cheers pour soutenir la cause homo».

FOCUS SUR LES GIRLS BANDS
En deuxième partie de soirée, un tout autre sujet, Girls girls girls, sur les girls bands des années 60 à aujourd’hui. Pour parler des femmes, parlons avec des femmes, c’est la politique de la chaine. Dans ce documentaire, une ou deux porte-paroles de chaque groupe donnent leur avis sur les autres girls bands. Parmi elles, Cherie Currie, des Runaways. La question de la sexualité de Joan Jett y est abordée, et on ne découvre rien de nouveau, mais décidément elle est douée. La question qui se pose tout au long du reportage est: quelle est la place de la femme dans un monde dirigé par des hommes? Les producteurs sont essentiellement des hommes et les femmes n’ont que peu de chance d’être des musiciennes à part entière car ils veulent surtout les voir chanter, de préférence dévêtues. La réponse se trouve sur le site d’Arte ou lors des rediffusions jeudi 7 juillet à 15h35, ou lundi 18 juillet à 10 heures.

Vous pouvez retrouver tous les mardi soirs The Summer of Girls, sur Arte. N’oubliez pas, c’est un rendez-vous hebdomadaire à ne pas rater.