Lors d’une conférence sur la lutte contre le VIH, le ministre de la Santé indien Ghulam Nabi Azad a défini l’homosexualité comme une «maladie venue de terres étrangères», une pratique «contre-nature qui se propage rapidement dans le pays». Le ministre a également déploré que les HSH (les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes) soient «difficiles à identifier, plus que les travailleuses du sexe». Des propos «regrettables et totalement inacceptables pour un ministre de ce rang», selon le Rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à la santé Anand Grover cité par la BBC. Selon une estimation, 8% des homosexuels indiens seraient séropositifs, contre moins d’1% du reste de la population.

Voici un reportage de Asian News International:

http://youtu.be/pRLbodpcYBU

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Homosexuality ‘unnatural’ and a ‘disease’: Health minister Ghulam Nabi Azad

Coïncidence de calendrier? Samedi 2 juillet, la communauté homo de New Dehli a fêté les deux ans de la dépénalisation de l’homosexualité dans la loi indienne. Considérée comme «contre-nature» depuis l’époque coloniale, l’homosexualité était passible de dix ans de prison par les autorités indiennes. Au cours de l’été 2009, le tribunal de Dehli a récompensé les combats des activistes en abrogeant cette loi, jugée discriminatoire et constituant «une violation des droits humains fondamentaux». Si les relations homosexuelles sont depuis «virtuellement légales» en Inde – pour reprendre les termes de Kounteya Sinha, journaliste au Times of India – la communauté gay indienne se bat à présent pour une légalisation officielle de l’homosexualité.

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