Le clip présente une scène bucolique où des hommes et des femmes sont à la recherche du plaisir. Mais ils et elles ne sont pas les seul-e-s embarqué-es dans cette course à travers champs. Des personnages censés représentés les Infections sexuellement transmissibles (IST) gambadent aussi. Et c’est là que le bât blesse. Dans le lot, entre syphilis et blennorragie, la voix off présente le personnage VIH. Longtemps, les experts avaient refusé d’assimiler le VIH aux autres IST. Pas par snobisme mal placé, mais parce qu’à la différence de la blennorragie, de l’hépatite B ou de l’infection à chlamydiae, il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif et encore moins de vaccin contre le VIH. La nouvelle vidéo de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), destinée selon le communiqué de presse aux jeunes, a choisi de ne plus faire la distinction pour le message diffusé à la télévision. Les petits films présentant des personnages d’IST, où le VIH est absent, seront eux diffusés uniquement sur internet et via les réseaux sociaux.

Le clip et les films présentent aussi la particularité de mettre uniquement l’accent sur le dépistage. C’est une bonne chose car connaître son statut vis-à-vis des IST et du VIH, c’est mettre toutes les chances de son côté pour rester en bonne santé et ne pas infecter ses partenaires. Mais pourquoi ne pas expliquer que pour se protéger des IST et du VIH, il y a les préservatifs masculin et féminin? Les IST sont en hausse, c’est l’enseignement principal du Bulletin épidémiologique hebdomadaire qui leur est consacrées (lire le dossier complet en PDF). Dommage que les clips ne rappellent pas que la lutte contre les IST passe aussi par l’adoption de gestes de prévention simples.