«On m’a dit que je devais apporter de quoi me changer, alors j’ai pris quelques trucs», lance Luce à son attaché de presse, en sortant de son sac vintage à fleurs, telle Mary Poppins, une robe blanche avec des cerises énormes. Le look de la gagnante de la dernière édition de Nouvelle Star est à l’image de son disque, empreint d’une nostalgie loufoque et d’une drôle de mélancolie.

LES COULEURS DE LUCE
Première Phalange
(Sony), son premier album, dont la sortie était initialement prévue le 23 mai, puis repoussée au 20 juin, est un opus éclectique où se mêlent habilement les influences diverses de la jeune chanteuse. Rap, électro, chanson, Luce a su bien s’entourer pour recréer son univers musical, à la fois intime et infiniment pop, parfois régressif mais toujours dans l’air du temps. Chez Luce, la mélancolie se pare de gaieté et la désillusion s’habille d’une jupe d’humour jaune et rouge à petit pois. Les couleurs de Luce, en définitive, ne sont qu’un masque sur ses états d’âmes, et quand on se surprend à voir le visage que l’on trouve derrière, on comprend pourquoi sa voix nous touche, et pourquoi sa reprise de Gigi l’Amoroso avait tiré la larmichette de pas mal de téléspectateurs.