De très nombreuses gay prides se tiennent ce week-end en Europe et ailleurs. En parallèle de la Marche des Fiertés, à Paris, les LGBT défileront à Berlin, Barcelone ou New York. Les militant-e-s de Saint-Pétersbourg avaient également choisi la date du 25 juin mais à ce jour, le rassemblement n’a toujours pas été autorisé.

ARRESTATIONS L’AN DERNIER
L’an dernier, 6 personnes avaient été arrêtées lors du rassemblement non-autorisé (lire Gay prides de Paris, Saint-Pétersbourg et San Francisco: drames et polémiques). Pourtant, la condamnation en octobre 2010, par un tribunal de Saint-Pétersbourg, de l’interdiction du rassemblement, l’autorisation de la première manifestation LGBT en novembre et la décision de la Cour européenne des droits condamnant la Russie pour l’interdiction des gay prides à Moscou avaient redonné espoir aux organisateurs. C’est à Saint-Pétersbourg que doit se tenir aussi cette année la Slavic Pride (après Moscou en 2009 et Minsk en 2010).

« C’EST UNE BLAGUE? »
Yury Gavrikov
, de l’association Equality (qui se trouvait à Moscou pour la gay pride interdite le 28 mai dernier), a déposé 3 demandes d’autorisation: «Nous avons déjà reçu 2 rejets et une contreproposition d’organiser notre Pride dans une zone industrielle, a-t-il déclaré à GayRussia. C’est une blague? Pourquoi pas une île au large de Saint-Pétersbourg? Nous avons demandé une autre proposition intermédiaire, pas dans la rue principale de la ville mais pas non plus dans une zone industrielle à des kilomètres du centre.»

«Nous marcherons dans les rues de Saint-Pétersbourg le 25 juin que nous ayons l’autorisation ou non. La Constitution est claire: les rues appartiennent à tout le monde, y compris aux homos.»

Elles semblent en tout cas appartenir sans souci aux homophobes: il y a une semaine, des organisations anti-gays ont manifesté, avec l’accord de la municipalité, pour réclamer la fin de la «perversion sexuelle» dans la ville. Au cours de cette manifestation, rapporte GayRussia, un cercueil a été détruit, qui symbolisait «l’enterrement des mouvements de pervers», selon un participant.

Photo Kirill Nepomnyaschiy/GayRussia.ru (Pride 2010)