Alors que l’Assemblée générale de l’Onu est réunie pendant trois jours pour un sommet consacré au sida, la Banque mondiale vient de publier une étude qui montre que l’amélioration de la prévention, des soins et du traitement des hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) pourrait contribuer efficacement à la lutte globale contre l’épidémie.

SEULEMENT UN GAY SUR DIX A ACCÈS AUX SERVICES
Cette étude est la première du genre à fournir une analyse économique qui met en évidence le fait que les HSH ont un risque plus important vis-à-vis du VIH que tous les autres groupes dans les pays à bas ou moyens revenus et que seulement un HSH sur dix dans le monde a accès aux soins, à la prévention et au traitement.

David Wilson, directeur du programme VIH/sida à la Banque mondiale, explique pourquoi la situation des HSH a un impact sur l’épidémie: «Nous constatons que dans de nombreux pays en développement, l’épidémie de VIH/sida ressemble aujourd’hui aux premières années en Occident, lorsque l’ignorance et la stigmatisation étaient monnaie courante. Cette étude démontre que l’absence d’intérêt pour la question des HSH va continuer d’entraver les efforts pour modifier le cours de l’épidémie».

Les auteurs de l’étude ont montré que lorsque l’on réussit à fournir des services à une large proportion de HSH, l’impact global sur l’évolution de l’épidémie est positif. Parmi les mesures à prendre, les auteurs recommandent un package de services essentiels: conseil, distribution de préservatifs, dépistage, prévention communautaire, traitement, etc. Mais tout aussi important selon eux sont les efforts pour dépénaliser l’homosexualité, la mise en place de législation anti-homophobie et de programmes pour éduquer les professionnel-le-s de santé afin de réduire les discriminations dans les centres de soins.

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