Finales à Roland-Garros, à Miami, Vancouver, Boston ou Dallas, tournoi b.yourself au Parc des Princes… À chacun-e ses récompenses.

La Coupe Suzanne Lenglen. Elles ont toutes les deux posé pour la photo, tenant une oreille chacune de cette coupe dont une nouvelle version est apparue en 1979, baptisée en mémoire de l’immense championne français des années 1920 et qui a été embrassée dans leur victoire par Monica Seles, Justine Henin ou Steffi Graf. Francesca Schiavone et Li Na sont en finale des Internationaux de France de Roland Garros cette après-midi. L’Italienne, tenante du titre, s’est joliment arrogé le titre d’experte de la terre battue pendant cette quinzaine. La quintessence de cette science du toucher, du combat et des glissades? Le quart de finale contre Jelena Jankovic, mardi: «Bellissimo», a écrit la Schiavone sur son site officiel.

Li Na se bat aussi aujourd’hui contre une adversaire coriace, mais pour l’Histoire, tout simplement: elle serait la première joueuse asiatique à remporter un tournoi du Grand chelem. Même pas peur, a dit en substance la finaliste de l’Open d’Australie 2011. La jeune femme a un caractère d’acier. Elle s’est affranchie de sa fédération à laquelle elle versait une bonne partie de ses gains en match. Elle a gardé son mari mais pas son entraîneur… de mari. Elle ne savait plus à qui elle parlait. Li Na s’est adjoint les services d’un coach danois.

La Coupe des mousquetaires. Un bon vieux match des familles. Le retour du duel de ces dernières années: Rafael Nadal, tenant du titre, reçoit demain sur le central Roger Federer. Celui-ci a mis fin hier à la série de 41 victoires de Novak Djokovic depuis le début de la saison. Et offert un beau cadeau d’anniversaire à son rival espagnol que le Serbe avait battu lors de leurs quatre dernières confrontations. Âgé de 25 ans, Rafael Nadal est assuré de rester numéro un mondial. Il n’est, en revanche, pas tout à fait le favori demain, pour sa sixième finale à Paris (5 victoires). Hier soir, dans la clameur d’un public chaviré par l’enjeu et la force de la rencontre, Roger Federer a livré une partie sublime, peut-être son meilleur match sur terre battue. Assez pour soulever la Coupe des mousquetaires créée en 1981, hissée par Yannick Noah, Jim Courier, ou Sergi Bruguera?

Le Bouclier de Brennus. Pas une coupe, un trophée à l’horizontal. Le «bout de bois» comme l’appellent les joueurs de rugby: un bouclier dessiné par Pierre de Coubertin, gravé par Charles Brennus et brandi pour la première fois par le Racing Club de France en 1892.

L’original repose désormais dans une vitrine au siège de la Fédération française de rugby. Pour remporter le trophée ce soir, le Stade Toulousain, le plus titré des clubs français (17), joue contre Montpellier, qui n’a jamais atteint de finale. L’expérience contre la jeunesse.

Le Larry O’Brien Trophy. Qui de Dallas ou de Miami va soulever cette coupe du nom d’un homme politique américain et chef de la NBA (1975-1984), stylisée en argent, vermeil et or façonnée tous les ans par Tiffany & Co. (darling)? Le vainqueur garde le trophée. Les «finals» se jouent au meilleur des sept matches (celui qui remporte quatre matches a gagné).

Les deux équipes en sont à une manche partout. Les Texans ont pris le meilleurs sur les Floridiens, chez eux, dans les dernières secondes du deuxième match et s’en vont maintenant aller chercher victoire sur leur parquet en deux rencontres les 5 et 7 juin. Après, un match à Miami, retour à Dallas si besoin.

Stanley Cup. Au départ un bol, aujourd’hui un trophée de près de 90 centimètres avec les noms des clubs vainqueurs du championnat nord-américain de hockey (depuis 1893) et des joueurs méritants. Vancouver mène un match à zéro contre Boston, au meilleur des sept rencontres. Le hockey, sport national et culte en Amérique du Nord comme en Finlande ou en Russie, patinage, précision, chocs de grands gaillards ou gaillardes, la musique nasillarde de l’orgue pour faire monter la tension.

NB: L’auteure de ces lignes a posé devant la Stanley Cup en 2006 aux Jeux olympiques. Ça fait quelque chose, c’est quand même le plus vieux trophée des sports américains.

Le Commissioner’s Trophy. Un drapeau par franchise majeure (club) pour ce trophée réalisé par Tiffany & Co. (re-darling) qui récompense le vainqueur des World Series, le championnat nord-américain de baseball. Parmi les équipes, les Red Sox de Boston qui viennent de recevoir une requête assez émouvante. Un garçon de 12 ans, Sam Maden, a lancé une pétition pour convaincre les Red Sox de proposer une vidéo au projet It Gets Better, contre le harcèlement à l’école. En mémoire de son oncle, Sam Maden suit le chemin de Sean Chapin qui a obtenu une vidéo de l’équipe de baseball des San Francisco Giants. La valeur n’attend le nombre des années. Cela vaut tous les trophées.

Le badge Carton rouge à l’homophobie. De plus en plus arboré par les temps qui courent, parce qu’ils/elles sont de plus en plus nombreux à marcher, jouer, courir pour cette cause lancée par le Paris Foot Gay. Le club organise aujourd’hui son septième tournoi b.yourself. Cette année, il est consacré à l’éducation, avec des matches entre ados ou anciennes stars du football, des forums de sensibilisation.

C’est au Parc des Princes, c’est jusqu’à 18 heures et il fait beau. Bon week-end.

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