À Deauville, où se tient jusqu’à ce soir le G8, les manifestations sont totalement interdites et des milliers de policiers veillent au grain. Pourtant, une drag queen activiste a réussi à créer le buzz en salle de presse pour attirer l’attention des journalistes sur les promesses non tenues des pays riches dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

PROMESSES NON TENUES
Choisissant l’ironie, les associations Aides et Act Up-Paris ont organisé ce happening durant lequel un des membres du TRT-5 s’est vu décerner le titre de Miss Promesses. Dans le discours qui a suivi, il a été rappelé que toutes les promesses des chefs d’État, qui s’étaient engagés il y a plus de cinq ans à garantir l’accès universel au traitement pour tous les malades du sida en 2010, avaient été brisées net. « G8: zéro credibility », « Les promesses non tenues sont des promesses qui tuent », pouvait-on lire sur les affichettes brandies par quelques militants.

En 2005, au sommet de Gleneagles, en Écosse, les dirigeants du G8 avaient pris « l’engagement solennel qu’en 2010 tous les malades du monde auront accès au traitement VIH ». Le communiqué de Aides et d’Act Up-Paris rappelle que 70% des malades n’ont pas accès aux antirétroviraux. »

Quelques jours avant le G8, Michel Kazatchkine, directeur du Fonds mondial, expliquait que des progrès considérables avaient été accomplis dans la lutte contre les trois maladies, mais qu’il ne fallait pas baisser la garde. Malheureusement, ni les activistes, ni cet éminent professeur ne semblent avoir été entendus, puisque le G8 devrait s’achever sans que la question de la santé soit réellement abordée.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Act Up et Aides Happening en sallle de presse du G8.

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